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La charge de travail des maîtres de gymnase a fortement augmenté ces dernières années (photo symbolique).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Les enseignants du secondaire II déplorent une péjoration de leurs conditions de travail ces 25 dernières années. Etudes à l'appui, ils demandent une série de mesures pour améliorer la situation.

Les conditions de travail des enseignants des gymnases et des écoles de culture générale se sont fortement dégradées depuis 1993, écrit mardi la Société suisse des professeurs de l'enseignement secondaire (SSPES).

Le corps enseignant a souvent fait les frais des mesures d'économie prises par les cantons. Cela s'est traduit par une augmentation du temps de travail, des réductions de salaire, un allongement des années d'expérience nécessaires pour atteindre le plafond de la classe salariale ou encore des vacances "forcées".

Augmentation des tâches annexes

Afin de garantir l'attractivité de la profession et la qualité de l'enseignement, la SSPES demande les mesures suivantes: réduction des effectifs de classe, diminution du nombre d'heures de travail hebdomadaires, mise à disposition de temps pour la formation continue et le perfectionnement didactique et décharge des tâches externes à l'enseignement.

Le nombre d'heures hebdomadaires d'un enseignant au gymnase à 100% est pourtant resté plus ou moins stable entre 1993 et 2015. "Ce sont surtout les tâches annexes à l'enseignement qui augmentent - comme des groupes de travail internes aux établissements ou l'organisation de projets interdisciplinaires", explique Carole Sierro, présidente de la SSPES, dans 24 Heures et La Tribune de Genève.

Ces revendications se basent sur deux études et en particulier sur un sondage auquel ont participé plus de 2700 enseignants des gymnases et écoles de culture générale.

Salaires en baisse

Ce sondage montre que deux tiers des enseignants travaillent à moins de 90%. Trois personnes sur cinq invoquent la charge de travail comme raison de leur temps partiel, 56% la famille et 28% un gain de temps libre. Cela a des répercussions non seulement sur leur salaire mensuel mais aussi sur leur retraite, souligne la SSPES.

Les salaires sont une autre préoccupation de la SSPES. Ses études démontrent qu'entre 1993 et 2015, les salaires initiaux ont diminué de 5%. Et l'évolution moyenne des rémunérations a, elle, connu une baisse de 4,2%. Bien qu'il y ait eu, dans certains cas, des "réductions réelles", Carole Sierro estime qu'il s'agit "surtout de baisses cachées."

La SSPES milite pour que les enseignants du secondaire bénéficient de conditions de travail attrayantes et compétitives. "Aujourd'hui, nos rétributions sont de plus de 20% inférieures à celles du secteur financier ou de la pharma. Les perspectives de carrière sont bien meilleures dans le privé, et dans certaines matières il devient difficile de trouver du personnel", note sa présidente dans les quotidiens lémaniques.

ATS