Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Florian Philippot (FN) avait joué les épouvantails en Alsace lors des élections régionales de fin 2015 (archives)

KEYSTONE/EPA/MATHIEU CUGNOT

(sda-ats)

L'église protestante d'Alsace-Lorraine (est de la France) et ses voisines allemandes du Bade-Wurtemberg et du Palatinat ont lancé lundi un appel contre les discours nationalistes et identitaires. Des élections importantes se profilent cette année dans les deux pays.

Sans citer nommément le Front national (FN) en France ni l'Alternative für Deutschland (AFD) en Allemagne, la déclaration présentée lors d'une conférence de presse à Kehl, ville allemande voisine de Strasbourg, dénonce la rhétorique anti-immigration, anti-réfugiés et antieuropéenne de ces deux partis.

"Nous nous élevons contre toutes les tentatives visant à répandre, en vue d'accéder au pouvoir, un climat de suspicion et d'exclusion à l'encontre d'individus ou de groupes d'individus", ont affirmé les trois églises régionales, lesquelles sont associées depuis plus de 50 ans au sein d'une Conférence des églises riveraines du Rhin.

"Nous cherchons à encourager une culture de la bienveillance et nous rendons attentif au danger que représentent actuellement les dérives nationales et identitaires", ont-elles ajouté.

Eviter les forteresses

Evoquant une France où les idées extrémistes "se banalisent par la 'lepénisation' des esprits", Christian Albecker, président de l'Union des églises protestantes d'Alsace et de Lorraine, a exprimé sa conviction "qu'il ne (servait) à rien de condamner ces idées".

En France, les sondages indiquent que Marine Le Pen, présidente du FN, pourrait accéder au 2e tour de l'élection présidentielle en mai. En Allemagne, l'AFD, apparu voici seulement 4 ans sur la scène politique, est crédité de 15% des voix aux législatives de septembre.

"Les élections sont devant nous et on se demande si, après la haine des terroristes qui a curieusement généré en réaction une haine de l'autre, nous n'allons pas vers l'effondrement de notre maison européenne ouverte", estime Christian Schad, président de l'église protestante du Palatinat.

Convaincus que "transformer l'Europe en une forteresse n'est pas une solution durable" et qu'il faut construire et traverser des ponts", les trois présidents se sont symboliquement rendus sur la passerelle des deux rives, pont piétonnier sur le Rhin entre la France et l'Allemagne, pour lire leur déclaration.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS