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Les psychothérapeutes exigent de mettre fin à leur discrimination

Les associations de psychologues-psychothérapeutes dénoncent le fait que malgré "leur qualification pour exercer leur activité en toute indépendance, diplôme à l'appui, l'assurance de base les assimile en réalité toujours au personnel auxiliaire" (photo symbolique).

Keystone/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

Les psychologues-psychothérapeutes se sentent discriminés dans le système de santé et le font savoir. Ils ont remis vendredi à Berne 3658 lettres au conseiller fédéral Alain Berset. Ils exigent que leur profession soit enfin reconnue par l'assurance de base.

Les associations de psychologues-psychothérapeutes dénoncent le fait que malgré "leur qualification pour exercer leur activité en toute indépendance, diplôme à l'appui, l'assurance de base les assimile en réalité toujours au personnel auxiliaire", écrivent-elles dans un communiqué.

"Le système actuel de délégation est indigne. Il s’agissait d’une solution transitoire, limitée dans le temps", estime Yvik Adler, coprésidente de la Fédération Suisse des Psychologues (FSP), à l'occasion de cette action menée devant le Département de l'intérieur (DFI). Elle rappelle que la loi qui régit la formation post grade des psychologues est en vigueur depuis 2013.

"Or, notre profession n'est toujours pas reconnue. L'assurance de base ne finance nos prestations qu'à condition qu'elles soient réalisées sous la supervision d'un médecin", ajoute Mme Adler.

Pour un modèle de prescription

Les trois associations professionnelles à l'initiative de cette remise de courrier (FSP, ASP et SBAP) demandent depuis bien longtemps l'abandon du modèle de délégation pour le modèle de prescription. "Des conditions de travail équitables garantissent aussi la qualité des traitements", souligne Gabriela Rüttimann, présidente de l'Association Suisse des Psychothérapeutes (ASP).

Selon Christoph Adrian Schneider, président de l'Association Professionnelle Suisse de Psychologie Appliquée (SBAP), la profession est prête à assumer la prise en charge psychothérapeutique. "Il n'est pas acceptable que de plus en plus de médecins étrangers viennent compenser la relève insuffisante chez les psychiatres, alors que le pays ne manque pas de spécialistes très bien formés", dit-il.

Le système actuel de délégation ne lèse pas que les professionnels, explique en outre Stephan Wenger, coprésident de la FSP. "Le système actuel impose de nombreux obstacles dans la prise en charge des malades psychiques. Les délais d'attente s'allongent, ce qui a des conséquences catastrophiques pour les malades". Pour lui, le Conseil fédéral doit supprimer ces entraves. "Nous lançons demain une pétition pour mettre fin à l'attente et à la souffrance", annonce-t-il.

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