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Les rédactions romandes de Tamedia (24 heures, Tribune de Genève, Le Matin et Le Matin Dimanche) ont entamé mardi à 16h00 une grève prévue jusqu'à mercredi minuit. Le mouvement est reconductible.

KEYSTONE/LAURENT DARBELLAY

(sda-ats)

Les publications romandes de l'éditeur zurichois Tamedia sont apparues mercredi matin bien émaciées. C'est que les rédactions de 24 heures, la Tribune de Genève, Le Matin et Le Matin Dimanche - mais pas 20 minutes - sont en grève depuis mardi après-midi.

L'édition du Matin se résume ainsi à vingt-quatre pages, soit une vingtaine de moins qu'à l'accoutumée. Il manque notamment l'éditorial et la double page de "news piquantes". Une seule page est dédiée à l'information nationale et elle relate le débrayage.

"Chers lecteurs, le journal que vous avez dans les mains paraît aujourd'hui en pagination réduite. La grève annoncée par les rédactions en est la cause", signe la direction de Tamedia en "Une" de la Tribune de Genève et de 24 heures. Les quotidiens lémaniques comptent seize pages en lieu des vingt-quatre habituelles. Pour couvrir l'événement, les deux journaux ont publié une dépêche de Keystone-ATS.

Reconductible

Des journalistes romands de Tamedia ont entamé mardi à 16h00 une grève prévue jusqu'à mercredi minuit. Le mouvement est reconductible. Les journalistes se disent "indignés" par l'annonce de la fin du Matin papier et par les licenciements signifiés par Tamedia alors qu'une procédure de conciliation était en cours. Ils dénoncent une mesure de coercition.

Ils étaient une petite centaine à s'être réunis devant la tour Edipresse à Lausanne mardi. Sur le dos d'une partie d'entre eux et sur des barrières, des manchettes de journaux sur lesquelles on pouvait lire "En grève".

Les rédactions romandes (24 heures, Tribune de Genève et Le Matin) ont pris la décision de faire grève à une large majorité (88%), indiquent les syndicats impressum et syndicom.

Rejet des propositions de sauvetage

"D'après le texte de loi sur lequel nous nous appuyons, les licenciements collectifs durant la conciliation ne sont pas une mesure de coercition alors que la grève si", a fait savoir de son côté le porte-parole de Tamedia pour la Suisse romande, Patrick Matthey. Et Tamedia de demander aux grévistes de cesser "immédiatement" leur mouvement.

L'éditeur menace de résilier la convention collective de travail (CCT) et l'accord interne si son appel n'est pas entendu. A ses yeux, cette grève est "illicite" et "disproportionnée".

Mercredi dernier, Tamedia a annoncé qu'il rejetait les propositions pour éviter la disparition de la version papier du Matin, prévue à partir du 21 juillet. L'éditeur affirmait qu'il allait procéder à 36 licenciements, dont 22 dans la rédaction, et à quatre réductions de temps de travail. Le personnel et les syndicats avaient ensuite adressé un ultimatum à Tamedia à mardi midi.

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ATS