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NZZ et AZ Medien regroupent leurs rédactions régionales (archives).

KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

(sda-ats)

Les groupes NZZ et AZ Medien regroupent les forces de leurs journaux et médias électroniques régionaux. La nouvelle entité commune touchera deux millions de lecteurs, d'auditeurs et de téléspectateurs outre-Sarine. La COMCO doit encore donner son accord.

La coentreprise enregistrera un chiffre d'affaires de 500 millions de francs, indiquent jeudi les deux groupes. Elle comptera 2000 collaborateurs, soit l'essentiel des employés actuels. NZZ et AZ Medien ont pour ambition de sécuriser "l'indépendance et le développement de toutes les marques régionales".

Face aux médias réunis à Zurich, les patrons des deux groupes de presse ont souligné que ce regroupement unira deux partenaires "idéaux". "Nous avons tous deux une orientation politique libérale", a déclaré Etienne Jornod, président du conseil d'administration du groupe NZZ.

Son homologue Peter Wanner n'en a pas moins admis que la décision de remettre la quasi-totalité de son groupe dans cette entreprise commune n'a pas été facile. "Mais le marché des médias évolue actuellement de manière fondamentale", a-t-il invoqué. Il s'agira d'une "nouvelle entreprise de médias d'envergure, compétitive, avec les ressources financières nécessaires pour investir dans l'avenir".

De Soleure à la Suisse orientale

Etienne Jornod a lui aussi décrit une entreprise "puissante" de médias régionaux qui sera le numéro un en la matière outre-Sarine. Les journaux, sites en ligne, radios et télévisions concernés couvrent une grande partie du territoire alémanique, de Soleure à la Suisse orientale en passant par la Suisse centrale.

AZ Medien rassemble toutes ses unités dans la joint-venture, à l'exception du site watson.ch. Peter Wanner n'exclut pas que ce jeune média décalé y soit un jour intégré lui aussi.

Le groupe NZZ y apportera ses activités de médias régionaux. Parmi les journaux concernés, l'Aargauer Zeitung, la Luzerner Zeitung ou le St-Galler Tagblatt. Il en va de même des sites Internet de ces marques et de certaines radios et TV régionales qui ne touchent pas la concession.

Miser sur le journalisme

En unissant leurs forces, les deux groupes préfèrent miser sur leurs activités journalistiques plutôt que sur une diversification commerciale, estiment-ils. Il ne s'agit pas de s'allier simplement pour économiser: "on ne peut pas faire des économies sur l'avenir", a déclaré le futur directeur général de l'entreprise commune Axel Wüstmann.

Les deux partenaires se sont engagés à part égales, s'accordant sur une direction conjointe. Le conseil d'administration sera présidé par Peter Wanner. La vice-présidence revient à Jörg Schnyder, directeur général intérimaire et directeur financier de NZZ. "La survie à long terme de cette coentreprise sera assurée par les actionnaires de NZZ et la famille Wanner", souligne Etienne Jornod.

Les deux groupes adresseront les documents nécessaires début janvier à la Commission de la concurrence (COMCO). La collaboration ne deviendra concrète qu'en cas de feu vert de cette instance après plusieurs moins d'étude du dossier.

Impressum exige un "niet"

Impressum, la plus importante association professionnelle de journalistes en Suisse, a aussitôt exigé que la COMCO interdise ce regroupement. La maîtrise du marché médiatique peut avoir des conséquences sociales dommageables et porte donc atteinte à l'article 1 de la loi sur les cartels, met-elle en garde.

Pour la même raison, l'organisation maintient son opposition au regroupement des rédactions du groupe Tamedia. La COMCO a "la responsabilité d'empêcher la suppression de la diversité des médias", cette dernière étant "importante pour la démocratie". Le syndicat Syndicom exige, pour sa part, que les deux groupes s'engagent à ne prononcer aucun licenciement.

Inquiétude à St-Gall

Le gouvernement st-gallois a réagi, inquiet, à l'annonce de ce regroupement. A cause de la concentration effrénée du paysage médiatique, les besoins régionaux ne sont plus couverts de manière suffisante, déplore-t-il.

L'union entre AZ Medien et le groupe NZZ pourrait également toucher le groupe Somedia, dirigé par l'éditeur grison Hanspeter Lebrument. Son journal Südostschweiz collabore depuis plusieurs années avec l'Aargauer Zeitung dans le domaine de l'actualité suprarégionale. Somedia va analyser la situation, déclare à l'ats son directeur général Andrea Masüger.

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ATS