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La tension est montée entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy (archives).

KEYSTONE/EPA/IAN LANGSDON

(sda-ats)

Les Républicains se sont accordés mardi soir sur une formule de compromis pour le vote des expatriés à la primaire de la droite. Ce point faisait l'objet d'un conflit entre Nicolas Sarkozy et ses rivaux, qui l'ont de nouveau mis en garde sur la régularité du scrutin.

Deux semaines après le bureau politique qui avait modifié les modalités de vote des quelque 1,2 million de Français de l'étranger sous l'impulsion du président de LR, et ce en l'absence de ses principaux concurrents, les protagonistes de la primaire se sont retrouvés mardi soir dans un climat tendu.

"Pas besoin de s'énerver!", a ainsi lancé Nicolas Sarkozy à Alain Juppé. Le favori des sondages pour l'investiture présidentielle contestait les motifs du revirement de l'ancien chef de l'Etat, selon des participants à la réunion.

Nicolas Sarkozy avait invoqué le 4 mai le respect du "principe constitutionnel du maintien de l'égalité des citoyens devant le vote" pour demander que les expatriés votent par bulletins, comme en métropole, alors que le recours au vote électronique faisait jusqu'ici consensus. Alain Juppé a jugé mardi que l'argument était "inutile" et "peu convaincant", selon des participants.

Le "BP" a finalement adopté à l'unanimité une solution proposée par le comité d'organisation de la primaire, qui inscrit dans la Charte de la primaire la possibilité d'un double mode de scrutin pour les expatriés.

Un vote papier sera organisé dans la trentaine de grandes métropoles (Londres, Genève, Bruxelles...) où résident des Français et le vote électronique sera maintenu dans les zones où il est matériellement impossible ou interdit par la réglementation du pays d'installer un bureau de vote.

Manoeuvre contre Alain Juppé?

Après ce premier accroc notable dans l'organisation du scrutin, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet ont souligné la nécessité d'accorder à la Haute autorité une pleine souveraineté sur les modalités de la consultation. Nicolas Sarkozy a défendu pour sa part les prérogatives du bureau politique.

Les concurrents de Nicolas Sarkozy soupçonnaient une manoeuvre de sa part pour limiter la participation à un scrutin promis pour l'heure à Alain Juppé.

ATS