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Les séparatistes prorusses ont bombardé mardi les troupes ukrainiennes retranchées dans la petite ville de Debaltseve (25'000 habitants), dans l'est de l'Ukraine. La perspective d'un retrait des armes lourdes de la ligne de front s'éloigne.

L'accord trouvé jeudi dernier à Minsk lors d'un sommet des dirigeants russe, ukrainien, allemand et français prévoyait que le retrait débute ce mardi. Mais des obus d'artillerie tombaient toutes les cinq secondes sur Debaltseve, a constaté un journaliste de Reuters.

Les rebelles sont entrés dans cette ville, noeud ferroviaire et routier entre leurs deux bastions de Donetsk et Lougansk. L'un des commandants séparatistes a déclaré que 80 % de Debaltseve avaient été conquis.

Soldats faits prisonniers

Le ministère ukrainien de la Défense a admis qu'une partie de la ville était aux mains des séparatistes et que des soldats avaient été faits prisonniers.

"Des combats de rue se poursuivent. Les rebelles attaquent la ville par groupes d'assaut, appuyés par l'artillerie et des véhicules blindés (...)", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Mais les forces ukrainiennes ne reculent pas, selon leur porte-parole Andriy Lyssenko. Le bilan des affrontements dans les rangs de l'armée au cours des dernières 24 heures est de cinq tués au total et neuf blessés.

Après l'entrée en vigueur d'une trêve dimanche à minuit, une grande partie des combats ont cessé sur la ligne de front dans l'est de l'Ukraine à l'exception notable de Debaltseve.

Gains territoriaux

La férocité des combats à Debaltseve renforce, à Kiev et en Occident, l'impression que les séparatistes et le président russe Vladimir Poutine souhaitent conforter les récents gains territoriaux des rebelles avant que les armes ne se taisent réellement.

"La Russie et les rebelles ne respectent pas les accords de Minsk 2", a déclaré le chef-adjoint de la présidence ukrainienne Valeri Tchaly.

Après avoir connu des difficultés, les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) devaient tenter d'atteindre Debaltseve dans l'après-midi. la chancelière allemande Angela Merkel a trouvé un accord avec les dirigeants russe et ukrainien pour leur garantir un libre accès dans l'est du pays.

Les séparatistes considèrent Debaltseve comme partie intégrante de leur territoire. "Nous n'avons pas le droit (d'arrêter les combats à Debaltseve)", a dit un dirigeant rebelle.

L'armée ukrainienne affirme elle qu'elle ne peut mettre en oeuvre le retrait des armes lourdes tant que les combats n'ont pas cessé partout sur la ligne de front. "Le retrait ne peut intervenir que si le premier point des accords de Minsk est respecté avec un cessez-le-feu. Les tirs se sont poursuivis au cours des dernières 24 heures, il n'y a donc pas de cessez-le-feu", a souligné M. Lyssenko.

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ATS