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Environ 3200 combattants de l'Armée syrienne libre (ASL) et leurs familles ont accepté de quitter la région du Qalamoun, au nord-est de Damas, pour être transférés à Idleb et à Jarablos, des zones contrôlées par les rebelles près de la frontière avec la Turquie.

(sda-ats)

Des rebelles syriens ont commencé à évacuer samedi la région du Qalamoun oriental, zone assiégée au nord-est de Damas. Ils vont rejoindre le dernier grand bastion insurgé dans le nord du pays, ont annoncé un dirigeant rebelle et les médias officiels syriens.

Il s'agit d'un nouveau succès pour le président syrien Bachar al Assad, qui s'emploie avec le soutien de ses alliés russes et iraniens et de reconquérir l'ensemble des territoires insurgés autour de la capitale après la chute de la Ghouta orientale.

"Les bus transportant des terroristes et leurs familles ont commencé à quitter Rouhaiba, en application de l'accord prévoyant leur évacuation de Rouhaiba, Nassiriya et Jairoud, dans le Qalamoun oriental, vers le nord de la Syrie", a annoncé l'agence officielle Sana. Le terme de "terroristes" désigne les rebelles.

Rouhaiba est située à une soixantaine de kilomètres au nord-est de Damas et les deux autres localités se trouvent à quelques kilomètres plus au nord.

3200 combattants concernés

Selon la télévision d'Etat, environ 3200 combattants de l'Armée syrienne libre (ASL) et leurs familles sont concernés par cet accord. Ils ont accepté de quitter la zone pour être transférés à Idlib et à Jarablous, des territoires contrôlés par les rebelles près de la frontière avec la Turquie, ajoute-t-elle.

L'accord prévoit que les combattants locaux rendent leurs armes lourdes et moyennes ainsi que leurs dépôts de munitions avant d'être transférés en bus vers des zones rebelles du nord du pays, à Jarablos (province d'Alep) et dans la province voisine d'Idleb, a précisé Sana.

Négociations avec les Russes

La télévision a montré également des images de bus quittant une localité présentée comme Rouhaiba. Un dirigeant rebelle, Saïd Seïf, a confirmé qu'un accord d'évacuation avait été conclu après d'intenses bombardements aériens russes.

"Cela a poussé les groupes de l'ASL à s'asseoir à la table de négociations avec les Russes et un accord a été conclu dont les points les plus importants sont la reddition des armes lourdes et le départ des combattants vers le Nord", a précisé ce membre de la brigade du Martyr Ahmed Abdou, une des composantes de l'ASL.

Les accords d'évacuation parrainés par la Russie se multiplient dans la région de Damas alors que le régime s'emploie à repousser les rebelles proches de la capitale. Le régime a annoncé le 14 avril avoir reconquis intégralement la Ghouta orientale, au terme d'une offensive de près de deux mois qui a tué 1700 civils selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et d'une série d'accords qui a provoqué le départ de dizaines de milliers de combattants rebelles et de civils.

Cette semaine, 1500 combattants et 3500 civils ont également été transférés de la ville de Doumeir, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Damas, vers Jarablos après un accord avec le groupe rebelle islamiste Jaich al-Islam.

Désastre humanitaire à Yarmouk

L'armée syrienne et ses alliés ont parallèlement accentué la pression militaire sur une autre enclave, située celle-là au sud de Damas, autour du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk contrôlé par le groupe Etat islamique (EI) et d'autres djihadistes.

Des rebelles présents dans se sont rendus vendredi après une nuit de pilonnage mené par les forces du régime de Bachar al Assad.

Mais combats et bombardements aériens se poursuivent dans le quartier d'Al Hadjar al Aswad qui jouxte le camp de réfugiés, a dit samedi un officier des forces gouvernementales.

L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a exprimé sa profonde inquiétude pour la situation des civils de l'enclave, dont environ 12'000 réfugiés palestiniens. "Les déplacements de population continuent", a déclaré son porte-parole, Chris Gunness. Selon lui, la situation humanitaire des gens qui se trouvent à Yarmouk ou dans le quartier voisin de Yalda "est insupportable".

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ATS