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Alain Berset (2e g) et Frank-Walter Steinmeier (c) ont confirmé la bonne entente entre la Suisse et l'Allemagne.

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

La première journée de la visite d'Etat du président allemand Frank-Walter Steinmeier a confirmé l'excellence des relations helvético-germaniques. Les échanges, avec Alain Berset notamment, se poursuivront jeudi. Ils seront centrés sur la démocratie et le climat.

Tant les relations bilatérales concernant les infrastructures, l'économie ou les frontières que multilatérales, au coeur desquelles figurent entre autres des discussions sur les Corées et l'Iran, sont très bonnes, a déclaré Alain Berset lors de la conférence de presse concluant cette première journée à Berne. "Nous sommes tous deux convaincus que les problèmes peuvent être solutionnés avec le dialogue", a-t-il affirmé.

A son tour, Frank-Walter Steinmeier a qualifié les relations entre la Suisse et l'Allemagne de "plus que du simple bon voisinage, de l'amitié". Selon le président de la République fédérale d’Allemagne, d'importantes questions d'avenir, telles la politique relative aux frontières ou la digitalisation, sont actuellement en discussion.

Soulignant à plusieurs reprises la place de la Suisse au coeur de l'Europe, le président allemand a dit espérer que les négociations entre la Suisse et l'UE sur un accord-cadre aboutiront d'ici la fin de l'année: "Nous soutenons la Suisse dans ce processus".

Evidence de la démocratie

Grand admirateur de la Suisse, notamment de sa tradition de compromis, M. Steinmeier a également exprimé son grand respect pour la capacité qu'a la Suisse de maintenir le dialogue entre les parties en conflit, notamment à propos de l'Ukraine.

Prenant un peu d'avance sur l'allocution qu'il prononcera jeudi à l'Université de Fribourg, le président allemand a en outre insisté sur l'importance de la démocratie, "sans laquelle l'Europe n'a pas d'avenir". Il a d'ailleurs cité l'écrivain allemand Thomas Mann - "L'évidence de la démocratie dans le monde entier est devenu un doute pour moi"- , sur la tombe duquel il se recueillera jeudi à Kilchberg (ZH). Il inaugurera aussi en juin la maison de Thomas Mann en Californie.

Jeudi, les deux chefs d'Etat se rendront également sur le site d'innovation Bluefactory à Fribourg pour visiter, en présence de la conseillère fédérale Doris Leuthard, responsable du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC), le pavillon solaire « NeighborHub ». L'après-midi, le président Alain Berset et son hôte survoleront encore le glacier d'Aletsch, avant de rejoindre l'aéroport de Zurich.

Des clichés à la réalité

Se livrant également à l'exercice des citations dans la salle des pas perdus à Berne, Alain Berset a évoqué dans une liste le poète allemand Friedrich Schiller, Frédéric II, Richard Wagner ou encore Johanna Spyri, créatrice du personnage de Heidi: "Lorsque la Suisse est évoquée, l'image de Heidi courant dans les prairies apparaît encore souvent", a déclaré le président de la Confédération.

Et puis, rappelant que près de la moitié du fromage suisse exporté l'est en Allemagne, il a évoqué la fondue moitié-moitié qu'il partagera jeudi avec M. Steinmeier. Au-delà des clichés, le président de la Confédération a également rappelé une réalité: "L'Allemagne est le principal partenaire commercial de la Suisse, tant pour les importations que pour les exportations".

Se basant sur des chiffres de 2015, les entreprises allemandes comptaient quelque 121'000 salariés en Suisse, ce qui place l'Allemagne en tête dans ce domaine. De leur côté, les sociétés helvétiques employaient environ 425'000 personnes en Allemagne, tandis que le nombre de frontaliers allemands venant travailler en Suisse atteignait approximativement 62'000 en 2016.

La réalité a occupé la première journée de visite de Frank-Walter Steinmeier. Après son arrivée à Berne en début d'après-midi dans un train spécial et avoir procédé à un échange de cadeaux, le président allemand s'est rendu à la place de la cathédrale, où les honneurs militaires lui ont été rendus en présence du Conseil fédéral in corpore. La journée devait se terminer par un dîner de gala.

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ATS