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Les équipes techniques des créanciers de la Grèce (UE, BCE et FMI) doivent commencer à arriver à Athènes ce week-end pour finaliser l'accord sur un nouveau prêt international au pays. Toutefois, les chefs de mission ne seront sur place que d'ici à jeudi.

Les discussions "débuteront mardi" entre les équipes techniques et des responsables grecs, a prévenu samedi soir une source au sein du ministère grec des Finances. Les chefs de mission des créanciers "seront en retard d'un ou deux jours", ils seront à Athènes d'ici à jeudi, a-t-elle précisé.

Quelques heures auparavant, la même source avait indiqué que Declan Costello, de la Commission européenne, Rasmus Rüffer, de la Banque centrale européenne (BCE), Delia Velculescu, du Fonds monétaire international (FMI) et Nicola Giammarioli, responsable du Mécanisme européen de stabilité (MES), se rendraient à Athènes ce week-end.

"Le retard des chefs de mission est dû à des raisons techniques et non pas à des raisons politiques ou diplomatiques", a expliqué cette source qui n'a pas donné plus d'informations sur les lieux de ces rencontres.

Samedi matin, un porte-parole de la Commission n'a pas voulu confirmer la date exacte de l'arrivée des représentants des créanciers à Athènes. Il a simplement indiqué qu'ils s'y rendraient dans "les prochains jours".

Un an plus tard

Les discussions visent à finaliser le nouveau prêt sur trois ans à la Grèce, de plus de 82 milliards d'euros, convenu le 13 juillet entre les dirigeants des pays de la zone euro après de douloureuses négociations.

Athènes et Bruxelles souhaitent que cette négociation aboutisse d'ici à "la deuxième quinzaine d'août". La Grèce, dont les caisses sont vides, doit rembourser 3,19 milliards d'euros à la BCE le 20 août, puis 1,5 milliard au FMI en septembre.

Les créanciers ont décerné jeudi un satisfecit à Athènes, après le vote des premières mesures de rigueur par le Parlement grec au cours des quinze derniers jours. Il y a plus d'un an que les responsables de l'UE, de la BCE et du FMI - la "troïka" souvent honnie par les Grecs - ne s'étaient pas rendus en Grèce.

Une marche arrière

Depuis l'éclatement de la crise de la dette en 2010 et les deux prêts successifs de l'UE et du FMI à ce pays, d'un total d'environ 240 milliards d'euros, les représentants des institutions effectuaient des visites régulières à Athènes pour évaluer les comptes grecs, une condition préalable au versement des prêts. Leurs séjours étaient souvent accompagnés d'incidents.

En septembre dernier, ces visites avaient été délocalisées à Paris afin de limiter les protestations des syndicats.

La gauche radicale du chef du gouvernement Alexis Tsipras, au pouvoir depuis fin janvier, avait au départ promis de mettre fin à la rigueur et de ne plus laisser les représentants des institutions revenir en Grèce. Il a cependant été contraint de faire marche arrière après l'accord du 13 juillet pour s'assurer d'un nouveau prêt et éviter le risque d'une sortie de la zone euro.

ATS