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"La salle du Faubourg sera vide ce soir", a salué lundi devant les médias Esther Alder, maire de la Ville de Genève. En l'absence d'autres solutions, la quarantaine de migrants qui y dorment depuis le 2 juillet devront se domicilier dans les abris PC.

La Ville de Genève s'est dite "extrêmement satisfaite" que l'association Tattastrophe tienne ses engagements. Depuis le début du mouvement visant à arrêter le séjour de requérants d'asile en abris de la protection civile, la Municipalité a maintenu le dialogue afin de trouver des solutions, a relevé Esther Alder. Selon elle, aucun incident majeur n'est à déplorer.

Pour la maire de Genève, ce mouvement est légitime. "Il a porté ses fruits: le Conseil d'Etat s'est positionné. C'est la première fois depuis dix ans que nous disposons d'une feuille de route claire", a-t-elle souligné. Et de rappeler que l'Hospice général, qui gère l'hébergement des requérants d'asile dans le canton, va notamment créer 150 nouvelles places dans le bâtiment ONUSIDA.

"Solution de solidarité"

Le collectif No Bunkers a remercié la Ville pour son soutien logistique et politique. Les migrants célibataires qui logeaient à la salle municipale du Faubourg et précédemment à la Maison des arts du Grütli, vont rejoindre les abris PC. "Cette solution n'est pas satisfaisante. La seule qui pourrait l'être est la fermeture de tous les abris", a indiqué Thibaut Vibert, de No Bunkers.

Le collectif compte sur un nouveau rendez-vous avec le conseiller d'Etat Mauro Poggia, ministre de tutelle de l'Hospice général, pour débloquer la question du logement chez l'habitant. "Nous pensions que la mise en oeuvre de cette solution de solidarité, gratuite pour l'Etat, était une simple formalité administrative. Mais l'Etat s'y oppose", a déploré Aude Martenot, de No Bunkers.

ATS