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Pas moins de 57% des assurés acceptent une baisse du taux de conversion pour le 2e pilier, selon une enquête d'Axa Investment Managers publiée mardi. Les Romands y sont moins favorables.

La réforme de la prévoyance vieillesse 2020, au menu de la session d'automne, prévoit d'abaisser le taux de conversion de 6,8% à 6%. Des mesures de compensation complémentaires doivent quant à elles empêcher une diminution des retraites.

Le taux de conversion permet de calculer directement la retraite annuelle en pourcentage du capital vieillesse total. Ainsi, pour un avoir LPP de 100'000 francs et un taux de 6,8%, un rentier touche une rente annuelle de 6800 francs, rappellent les enquêteurs. Mais une bonne moitié des sondés ne sait pas vraiment comment fonctionne cet instrument.

Une majorité des quelque 750 répondants est "tout à fait d’accord" ou "plutôt d’accord" avec une baisse de ce taux, à condition que les retraites restent au même niveau, révèle le sondage. En Suisse alémanique, 61% l'approuvent et au Tessin, 53%.

En Suisse romande, la proposition trouve l'accueil le moins favorable, constate la société de gestion d'actifs. Parmi les Romands, elle ne compte que 48% de partisans.

Déficit parmi les femmes

Or, plus de la moitié des assurés ne sait pas que le montant de la rente de vieillesse annuelle peut découler directement du taux de conversion. Dans le cadre du questionnaire sur les connaissances, seuls 48% des sondés ont répondu correctement sur ce point, contre 54% l'an passé.

Seules 35% des femmes ont été en mesure de donner la bonne réponse, contre 59% des hommes. "Le fait que les femmes travaillent plus souvent à temps partiel et ont des revenus plus bas pourrait en être l’explication", selon les experts d'Axa Investment Managers. Les personnes avec un niveau de formation et des revenus plus élevés s'intéressent en effet davantage à la prévoyance professionnelle.

Parmi celles-ci, 63% approuvent un taux plus bas, contre 38% pour les participants moins bien formés. Deux tiers des personnes disposant de revenus aisés y sont favorables, contre la moitié parmi les personnes aux revenus moins élevés. Le statut d'actif ou de retraité de même que l'orientation politique ne semblent pas influencer les réponses.

ATS