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Le Conseil des Etats se penche dès lundi sur la réforme de la Prévoyance vieillesse 2020. Les grandes lignes du projet ne sont pas vraiment contestées. Seule la gauche s’oppose à la retraite des femmes à 65 ans.

Le projet du conseiller fédéral Alain Berset répond au besoin de réformer l'AVS et le deuxième pilier pour faire face à l'arrivée à la retraite de la génération du baby-boom. La révision vise à couvrir des besoins supplémentaires de l'ordre de 8,3 milliards pour l'AVS d'ici 2030.

Pour y parvenir, le projet entend agir à travers trois axes principaux: une baisse du taux de conversion du deuxième pilier à 6%, une augmentation de la TVA et une flexibilisation de l’âge de la retraite. Pour faire passer la réforme auprès des bas salaires, les sénateurs proposent de verser 70 francs par mois pour toutes les nouvelles rentes AVS.

Thème de campagne

A environ un mois des élections fédérales, le PS compte mettre à profit ce débat qui fait écho à son thème de campagne. Soutenu par les Verts, il refuse une hausse de l'âge de la retraite des femmes tant qu’il n’y a pas de véritable égalité salariale.

Comme instrument de pression, il ne reste à la gauche et aux syndicats plus que leur initiative populaire "AVSplus: pour une AVS forte" qui veut augmenter de 200 francs par personne les rentes de l’assurance vieillesse et survivants (AVS).

Retraite à la carte

La bataille devrait se poursuivre à propos de la vitesse avec laquelle cette mesure sera mise en œuvre. Le Conseil fédéral prévoit d’étaler sur six ans le passage à une retraite à 65 ans. La droite aimerait raccourcir de moitié cette période.

La flexibilisation de l’âge de la retraite, pas attaquée, pourrait encore être abordée en soirée. Elle devrait permettre aux travailleurs de prendre leur retraite plus vite, dès 62 ans, ou plus tard, jusqu’à 70 ans, avec une perte de rente ou un bonus à la clé.

Le gouvernement propose de faciliter la retraite anticipée pour les personnes qui ont commencé de travailler avant 20 ans. La commission compétente avait biffé ce point, mais les sénatrices devraient tenter de mettre le holà. Car la mesure, jugée trop onéreuse, touche en majorité les femmes.

Le débat se poursuit jusque tard en soirée.

ATS