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Epinglée en 2015 pour sa mauvaise gouvernance, la FIPOI qui met des surfaces à disposition des organisations internationales (ici l'ONU) s'est restructurée (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Epinglée en 2015 par la Cour des comptes de Genève pour sa mauvaise gouvernance, la Fondation des immeubles pour les organisations internationales a su redresser la barre. Un nouvel audit retrace cette évolution positive.

"L'ensemble des nouvelles règles mises en place permet à la Fondation des immeubles pour les organisations internationales (FIPOI) de bien fonctionner", a relevé jeudi le magistrat François Paychère. "Les soubassements sont en place pour qu'elle fonctionne sans dérive", a-t-il ajouté.

La FIPOI s'est retrouvée au coeur de la tempête en novembre 2015 lors de la publication d'un rapport de la Cour des comptes. Les magistrats avaient constaté des soucis de gouvernance. Une version caviardée avait même été livrée pour ne pas nuire aux intérêts de la Genève internationale. Un second rapport, exigé par la Confédération, avait confirmé les conclusions de la Cour des comptes.

"Milieu hostile"

Cette dernière avait alors émis 17 recommandations, toutes acceptées sauf une. Leur mise en oeuvre est aujourd'hui achevée. Leur suivi par la Cour des comptes a été sollicité par le président du conseil de fondation. François Paychère se rappelle qu'en 2015, la Cour des comptes avait dû effectuer un "audit en milieu hostile".

Fin 2017, au moment de réaliser le rapport de suivi, l'atmosphère avait changé, relève-t-il. Une nouvelle équipe de direction a repris les choses en main et plusieurs collaborateurs ont été licenciés. Interrogé jeudi par les médias, Patrick Armaingaud, le nouveau directeur en place depuis mai 2016, n'a pas souhaité préciser le nombre de licenciements.

La FIPOI qui compte une cinquantaine de collaborateurs est une structure visant à faciliter l'implantation des organisations internationales à Genève en leur mettant à disposition des immeubles à des conditions favorables. L'organe a été créé par la Confédération et le canton de Genève.

Cadeaux et avantages

La FIPOI a, comme le recommandait le Cour des comptes, renforcé ses règles concernant l'acceptation de cadeaux ou d'avantages reçus de la part de tiers. Une pratique désormais interdite, indépendamment du montant du cadeau. Les fournisseurs de la FIPOI ont été avertis dans la foulée. La gestion des marchés, en particulier des achats, a aussi été strictement recadrée.

La FIPOI s'est aussi dotée d'un comité d'audit qui faisait défaut jusqu'à présent. Cette nouvelle instance peut être saisie à tout moment, de manière anonyme ou non. Enfin, la FIPOI, à qui il était reproché de ne pas avoir de véritable stratégie, a élaboré un plan qui définit des objectifs clairs.

Une nouvelle culture

La Cour des Comptes félicite ainsi la FIPOI pour "l'important chemin" parcouru depuis la mission d'audit menée en 2015. La FIPOI a su faire évoluer son système de gestion, mais a également insufflé une nouvelle culture d'entreprise, relève la Cour. Cet élan était indispensable, car Genève doit faire face à des concurrents virulents pour l'accueil des organisations internationales.

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ATS