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L'intérêt de la population pour les salaires abusifs s'émousse quelque peu, constate un sondage de la société HCM (archives).

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Avec le temps, les salaires des grands patrons soulèvent moins de passions en Suisse. Le sujet reste toutefois émotionnel parmi la population, qui juge les bonus abusifs comme un problème de système, selon un sondage.

Pour 56% des personnes interrogées, le débat sur les rémunérations reste une question d'émotions, indique l'enquête de Demoscope réalisée pour la société de conseil HCM Hostettler & Company et publiée mercredi. Les personnes plus âgées et plus qualifiées y sont davantage sensibles.

L'enquête a été menée pour la septième année consécutive. L'opinion qui prédomine reste stable, à savoir 63% des sondés jugent les bonus abusifs comme un problème de système et non ponctuel.

Sur les quelque 1000 sondés, plus de deux tiers (68%) sont d'avis que le niveau du bonus influence la culture d'entreprise. Pour 76% d'entre eux, les critères de performance jouent un rôle encore plus déterminant.

Plafond variable

Pour plus de 3 répondants sur 4, les rémunérations liées à la performance demeurent un facteur de motivation au travail. Mais 71% se disent toujours en faveur d'un plafond, très variable selon les réponses, et qui va jusqu'à 50 millions de francs.

La moitié des sondés estiment que l'Etat intervient suffisamment en matière de hauts salaires. Ils sont encore 44% (43% l'an passé) à espérer davantage de régulation en la matière, les femmes nettement plus que les hommes, constate HCM.

La majorité des répondants en attendent davantage des actionnaires et des administrateurs en ce qui concerne la mise en œuvre de l'initiative Minder. Pour 55% d'entre eux, les conseils d'administration n'assument pas assez leur responsabilité.

ATS