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Le pouvoir d'achat a progressé l'an passé en Suisse, après la quasi stagnation subie en 2010. Les travailleurs ont ainsi profité en moyenne d'une hausse réelle de leurs salaires de 0,7%, à la faveur d'une augmentation nominale de 1% et d'un faible renchérissement.

La progression nominale des salaires apparaît supérieure à celle de 2010 (+0,8%), année de fragile reprise après la récession ayant suivi la crise financière. Mais elle ressort encore bien éloignée de celles relevées en 2008 et 2009 (respectivement +2% et +2,1%), selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique (OFS).

En 2011, le pouvoir d'achat a bénéficié de l'impact du très faible niveau du taux d'inflation annuel moyen (+0,2%), contre +0,7% en 2010. Reste qu'il demeure pénalisé par la persistance des effets de la crise de 2008, en particulier ceux causés par la crise de la dette dans la zone euro. Ce qui incite à la modération salariale.

Des parents pauvres

Les plus fortes augmentations du pouvoir d'achat l'an passé reviennent aux secteurs des activités informatiques, des assurances et du commerce de détail, a relevé vendredi l'OFS dans son commentaire. Ils affichent ainsi des taux respectifs de 2,2%, 2% et 1,5% en ce qui concerne l'évolution réelle.

A l'autre bout de l'échelle, l'hôtellerie-restauration, les administrations publiques et l'industrie alimentaire font figure de parents pauvres, avec des pertes de pouvoir d'achat. Ils présentent une évolution réelle de -0,2% pour les deux premiers, alors que le troisième connaissait une stagnation.

Secteurs secondaire (industrie) et tertiaire (services) ont bénéficié des mêmes développements salariaux l'an dernier, avec une hausse nominale moyenne de 1%. Le premier a cependant réalisé une performance doublée par rapport à celle de 2010 (+0,5% seulement alors), grâce à la bonne santé des branches exportatrices.

Au cours des vingt dernières années, la plus forte augmentation du pouvoir d'achat revient à 2009, avec +2,6%, tandis qu'en 1993 les Suisses avaient accusé une contraction de 0,7% de leurs salaires réels en moyenne.

ATS