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Dans le secteur secondaire, les augmentations salariales nominales les plus fortes ont été enregistrées dans les industries chimiques et pharmaceutiques (archives).

KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

(sda-ats)

Les Suisses ont vu leur pouvoir d'achat légèrement augmenter en 2016. Les salaires nominaux ont progressé de 0,7% sur un an. Compte tenu d’un taux d’inflation négatif de -0,4%, les salaires réels ont, eux, enregistré une hausse de 1,1%.

La quasi-totalité des branches économiques a bénéficié d'une augmentation réelle des salaires favorisée par l'inflation négative, souligne vendredi l'Office fédéral de la statistique (OFS) dans un communiqué. Mais pour la cinquième année consécutive, l'évolution des salaires nominaux s'est située en dessous de la barre de 1%.

Les salariés au bénéfice d'une convention collective de travail (CCT) ont connu une progression de 0,4% de leurs rémunérations. "A fin 2015, au moment des prises de décision en matière de revalorisation salariale pour 2016, la croissance économique tant au niveau mondial qu'au niveau suisse restait peu dynamique. Une reprise jugée progressive quoique modérée était cependant attendue pour 2016", poursuit l'OFS.

Le secteur tertiaire a connu une hausse nominale de 0,8%, et réelle de 1,2% en moyenne. Les branches du commerce de gros (+2,2%) et des activités des services financiers, activités auxiliaires de services financiers et d'assurance (+2,1%) ont bénéficié des évolutions nominales les plus élevées. La branche du commerce ainsi que celle de la réparation d'automobiles et de motocycles a été la plus prétéritée avec une perte nominale de -0,4% et une stagnation des salaires réels.

Repli dans l'industrie du bois

Le secteur secondaire a lui affiché une progression nominale de 0,4% et réelle de 0,9%. Les augmentations nominales les plus fortes ont été enregistrées dans la branche des industries chimiques et pharmaceutiques (+1,5%).

Des baisses de salaires nominaux ont, par contre, été constatées dans la métallurgie et la fabrication de produits métalliques (-0,1%) et celle des industries alimentaires et du tabac (-0,2%). Elles ont cependant été légèrement compensées par des hausses de leurs salaires réels (respectivement de 0,4% et de 0,3%). Par contre, dans l'industrie du bois, du papier et de l'imprimerie, les rémunérations ont subi un recul à la fois nominal (-0,7%) et réel (-0,3%).

Plus faible hausse dans la santé

De 2012 à 2016, le rythme annuel moyen de la progression salariale réelle, pour l'ensemble des personnes actives, a été de 1,2%, précise l'OFS. Dans le secteur secondaire, l'évolution réelle annuelle moyenne sur cette période a été de 1,1%.

La chimie et la pharmacie (+1,7%), la fabrication d'équipements électriques, électroniques, de précision et l'horlogerie (+1,4%) ont enregistré les hausses les plus marquées. L'industrie des machines, des équipements et des moyens de transport (+1,3%) a également connu une évolution positive. Les autres branches industrielles ont affiché des taux de croissance annuels moyens situés dans une fourchette de 0,7% à 1,1%.

Sur ce même laps de temps, la croissance annuelle moyenne des salaires réels du secteur des services a été de 1,2%. Les branches des arts, spectacles et activités récréatives (+1,7%), des activités des services financiers et d'assurance (+1,6%), de l'hébergement et de la restauration (+1,5%) ont bénéficié des revalorisations de leurs salaires réels les plus élevées.

"A l'opposé, la branche des transports et d'entreposage (+0,7%) ainsi que celle de la santé et de l'action sociale (+0,8%) ont connu les évolutions réelles moyennes les plus faibles", conclut l'OFS.

ATS

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