La grimpe est en vogue en Suisse romande. Dans ce marché en plein essor, les salles d'escalade ouvrent les unes après les autres, comme mardi à Villeneuve (VD).

La salle chablaisienne est la plus grande de Suisse romande et l'une des plus importantes de tout le pays, explique Daniel Rebetez, le directeur de Grimper.ch, la société qui exploite le site. "A Villeneuve, nous attendons 100'000 personnes par année. Pour un centre de cette envergure, c'est le nombre de visiteurs nécessaire pour pouvoir assurer l'exploitation et renouveler les voies", relève-t-il dans un entretien accordé à Keystone-ATS.

Avec environ 4000 m2 de surface grimpable, la salle de Villeneuve permet la pratique des trois types d'escalade: la vitesse, la difficulté et le bloc, une discipline où l'on grimpe sans corde et où l'on atterrit sur des matelas. Les installations s'adressent à un public de tout niveau, du néophyte au compétiteur, et de tout âge. "Nous pouvons accueillir des enfants à partir des 3-4 ans, mais aussi des retraités. Le grimpeur le plus âgé de la région a 96 ans", note M. Rebetez.

Encore du potentiel

Grimper.ch exploite déjà d'autres salles en Suisse romande, et prévoit d'en ouvrir de nouvelles à Fribourg et Satigny (GE). D'autres sociétés, comme Vertic-halle ou Totem, occupent aussi le marché avec plusieurs centres récents. "En Suisse alémanique, cela fait 15 à 20 ans que les salles sont nombreuses. Il y a donc un certain rattrapage en Suisse romande", estime Cyril Portier, cofondateur de Vertic-halle.

Il explique que les premières salles s'adressaient aux purs grimpeurs, avant d'élargir leurs activités vers un autre type de clientèle. "Les enfants adorent ça, mais aussi Madame et Monsieur Tout-le-monde qui souhaitent faire un peu de sport loisir", constate-t-il, tout en précisant que cette activité demeurait peu répandue en Suisse romande. "Seuls 2% de la population pratiquent en moyenne 15 jours par année, cela reste très faible."

Même si les projets de salles se multiplient en Suisse romande, les exploitants ne craignent pas une saturation. "Il reste des zones qui n'ont pas de salles. Et comme les gens se déplacent de moins en moins pour leurs loisirs, il y a encore de la place pour créer ce type d'installations", constate Daniel Rebetez. "La clientèle n'est certes pas extensible à l'infini, mais pour l'instant le marché est sain et la demande ne cesse de croître", affirme-t-il.

Au programme des JO

Pour expliquer le succès de la grimpe indoor, Cyril Portier mentionne la facilité d'accès des salles par rapport à l'escalade en plein air. "Nous ne sommes pas non plus dépendants de la météo. Une paire de chaussons suffit par ailleurs à se lancer dans cette pratique", remarque-t-il. "C'est aussi un sport où il est facile de progresser et de prendre du plaisir", ajoute-t-il.

A en croire les spécialistes, l'engouement pour l'escalade va donc perdurer ces prochains mois. Et d'autant plus que ce sport va bénéficier d'une couverture médiatique inédite en raison de son entrée au programme des Jeux olympiques, l'été prochain à Tokyo.

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