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La Commission européenne a adopté lundi des règles autorisant et encadrant l'utilisation des scanners corporels, dits "scanners de sécurité", dans les aéroports. Les passagers pourront refuser d'être scannés et l'emploi d'appareils à rayons-X ne sera pas autorisé.

Les règles adoptées lundi par Bruxelles, qui entreront en vigueur début décembre, n'obligent pas les Etats membres de l'Union européenne à recourir aux scanners corporels, mais s'ils décident de le faire, ils devront alors respecter un cadre strict.

Afin d'assurer le respect de la vie privée, les scanners ne pourront pas "enregistrer, conserver, copier ou imprimer" les images. Le personnel de sécurité qui analyse ces images devra se trouver dans une pièce séparée et ne il ne pourra pas "faire de lien" avec les passagers, a également indiqué la Commission.

Méthodes alternatives

En outre, les passagers pourront refuser d'être scannés et pourront demander à être contrôlés par des méthodes alternatives. Enfin, pour des questions de santé, l'emploi d'appareils à rayons-X ne sera pas autorisé, comme l'avait souhaité le Parlement européen.

Plusieurs pays européens, dont les Pays-Bas et le Royaume-Uni, ont développé l'utilisation de ces scanners qui permettent de voir à travers les vêtements. Ils l'ont fait après que le Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab a tenté de faire exploser le jour de Noël 2009 un avion de ligne américain en provenance d'Amsterdam qui s'apprêtait à atterrir à Detroit, dans le nord des Etats-Unis.

L'homme avait alors caché le long de sa cuisse de la poudre explosive qui n'avait pas été décelée par les détecteurs de métaux.

Un moindre mal pour Bruxelles

Les députés européens ont appelé les gouvernements européens à se doter de la technologie adéquate avant fin avril 2013, date à laquelle l'interdiction de transporter des liquides dans les avions doit être levée. Sans être une "panacée", ces appareils permettent de "renforcer la sécurité des passagers", a estimé lundi le commissaire européen aux Transports, Siim Kallas.

ATS