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Les socialistes espagnols incarnés par leur chef de file Pedro Sanchez ne veulent plus de Mariano Rajoy

KEYSTONE/EPA EFE/FERNANDO VILLAR

(sda-ats)

Les socialistes espagnols (PSOE) ont affirmé lundi qu'ils n'appuieraient pas le conservateur sortant Mariano Rajoy pour la formation d'un nouveau gouvernement. "Ni par action ni par omission", ont-ils précisé.

Mariano Rajoy a réclamé dès dimanche soir le "droit de gouverner" après avoir obtenu 137 députés sur 350, mais la majorité absolue de 176 sur 350 à la Chambre continue à lui échapper. Le secrétaire d'organisation du PSOE, César Luena, a fait valoir lundi qu'il revenait d'abord à Mariano Rajoy de tenter de former un gouvernement, en tant que premier parti politique du pays.

"Nous allons y aller pas à pas" mais "celui qui doit prendre l'initiative (de tenter de former un gouvernement), c'est M. Rajoy", a déclaré M. Luena, numéro 3 des socialistes, à la radio Cadena ser, alors que le Premier ministre sortant conservateur doit rechercher l'appui d'autres forces pour pouvoir gouverner.

Evincer Rajoy

A la question "les socialistes pourraient-ils s'abstenir" à un vote d'investiture si cela était nécessaire pour former un gouvernement, M. Luena a répondu: la décision "viendra en son temps mais la vocation du PSOE, c'est d'évincer Mariano Rajoy".

Il a assuré que la position des socialistes restait la même que pendant la campagne, en disant: "nous n'allons pas appuyer Rajoy ni par action ni par omission, pour que ce soit clair".

Le PSOE a rejeté la possibilité d'entrer dans une coalition transversale avec le PP (parti conservateur) et les centristes de Ciudadanos: "Les votes du PSOE reçus hier (dimanche) sont destinés à évincer Mariano Rajoy, pour changer les politiques injustes, inefficaces et antisociales du PP", a encore déclaré lundi M. Luena.

Le PSOE a perdu dimanche 120'000 voix et cinq sièges par rapport aux élections législatives de décembre dernier et M. Luena a redit que les socialistes n'étaient "pas satisfaits des résultats". Mais il a rappelé qu'ils restaient "la première force à gauche", la coalition Unidos Podemos emmené par Pablo Iglesias ayant échoué à les devancer, comme l'avaient annoncé à tort tous les sondages.

Un mois pour sortir de l'ornière

Mariano Rajoy a lui-même réagi lundi. Il a dit espérer que les partis politiques représentés au Parlement parviennent à trouver un accord permettant à sa formation, le Parti populaire (PP), de former un gouvernement d'ici un mois. Il a annoncé qu'il appellerait les socialistes et le parti libéral Ciudadanos pour lancer des négociations. "Nous avons encore beaucoup de choses à faire, qui ne seront pas faciles", a-t-il dit.

"Je dois essayer de trouver une majorité pour gouverner", a-t-il aussi répété à la station de radio Cope. Il a reçu le soutien de Guillermo Fernandez Vara, président socialiste de la région de l'Estrémadure (sud-ouest), qui a déclaré à la radio Onda Cero: "Je pense qu'aussi vite que possible, nous devrions avoir un gouvernement Rajoy. C'est ce que les électeurs nous ont dit".

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ATS