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Mise en garde par SMS, avertissement par une notification sur son smartphone. Dès 2017, les sirènes et les informations radio et télé ne seront plus les seuls canaux d'alertes pour informer la population en cas de catastrophe, si les plans de la Confédération se réalisent. Un premier pas dans cette direction est déjà fait.

Alors que mercredi les sirènes retentiront dans toute la Suisse, pour l'habituel test annuel, la Confédération se tourne vers de nouveaux canaux de communication en cas de catastrophe. "Nous devons à l'avenir informer la population par tous les moyens modernes", a souligné Benno Bühlmann, directeur de l'Office fédéral de la protection de la population (OFPP), mardi devant la presse.

Le système des sirènes ne sera pas pour autant supprimé, car "pour une information optimale, une coordination des deux systèmes est nécessaire", a complété le directeur.

C'est pourquoi les sirènes seront adaptées aux dernières avancées techniques d'ici la fin de l'année. Le but du projet, nommé Polyalert, est de moderniser les 5000 sirènes fixes afin de pouvoir les déclencher à distance.

Réseaux sociaux

Avec le système "Alertswiss", l'OFPP utilisera, en cas de catastrophe, systématiquement les réseaux sociaux pour diffuser des informations. Aux traditionnelles sirènes s'ajoutent ainsi un site Internet www.alertswiss.ch, une application smartphone, ainsi que des comptes Twitter (@alertswiss) et YouTube.

Le but est de pouvoir informer plus rapidement, de manière plus ciblée et plus complète, en cas d'urgence, relève Benno Bühlmann. "Tout le monde ne possède plus une radio aujourd'hui", a-t-il rappelé. Et l'information en amont est tout aussi importante.

Ainsi la page d'accueil du nouveau site Internet met en avant un plan d'urgence personnel que chaque ménage peut télécharger et élaborer selon ses propres besoins. Parmi les mesures à établir figurent le choix d'un point de ralliement familial ainsi que le trajet pour s'y rendre, une liste de provisions ou une pharmacie d'urgence.

Sur le compte YouTube, une vidéo récapitulant tous ces éléments de préparation est en ligne. Sur Twitter et sur le blog du site web, des articles sur des thèmes d'actualité liés à l'OFPP seront également publiés. En cas d'urgence, la rapidité et la qualité de l'action des autorités compétentes, des organisations d'intervention, mais aussi de la population touchée, sont déterminantes, a expliqué M.Bühlmann.

D'autres mesures suivront

Utiliser les réseaux sociaux est "un premier pas dans le cadre d'un programme global", a annoncé Christoph Flury, sous-directeur de l'OFPP. D'autres mesures dans ce sens suivront.

Et le téléphone portable est au centre de toutes les discussions. La population doit pouvoir être avertie à l'avenir en cas d'accident chimique ou nucléaire, de pandémie, de panne de courant généralisée ou d'attaque terroriste sur son téléphone.

La Confédération discute en ce moment avec un opérateur suisse de téléphonie mobile de deux techniques différentes, a expliqué le sous-directeur. La diffusion cellulaire (Cell Broadcast) est le système d'alarme le plus répandu. Ce service permet de diffuser un même message grâce à une antenne à des téléphones se situant dans le rayon de la cellule.

Grâce à cette technique, il est possible de cibler une région précise. Toutefois, les personnes habitant le périmètre et absentes au moment de l'envoi ne seraient pas informées.

La deuxième possibilité est l'alerte par SMS. Concrètement tous les habitants d'une même ville sont avertis en cas de danger dans celle-ci. En revanche les personnes sur place mais n'étant pas établies ne seraient pas averties. Ce système est par exemple déjà utilisé dans le quartier bernois de la Matte.

Des millions

L'OFPP n'a pas précisé quel système elle souhaitait mettre en place. Une décision devrait être prise d'ici juin 2015 tandis que l'alarme par SMS devrait être lancée au plus tard en 2017. "L'objectif à terme est de pouvoir alerter la population dès 2018 aussi grâce aux panneaux d'information sur les autoroutes et dans les gares".

Cette modernisation coûtera des millions à la Confédération. Selon M.Bühlmann les coûts seraient moins élevés qu'aux Pays-Bas, où 25 millions ont été investis dans le nouveau système. "Ce sera cher, mais l'utilisation sera plus grande que les coûts", a-t-il conclu.

www.alertswiss.ch

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ATS