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Les Suisses montrent des sentiments partagés voire contradictoires sur la question des réfugiés. Selon un sondage publié dimanche dans la Schweiz am Sonntag, une majorité écrasante souhaite avant tout une intervention suisse sur place.

Cette aide, à laquelle adhèrent 83,1% des sondés, doit même être généreuse, indique ce sondage représentatif mené en juillet par un collectif artistique et des sociologues de l'Université de Bâle. Cette enquête d'opinion a été réalisée auprès de 1002 personnes, suisses comme étrangères, dans toute la Suisse.

Pour 60,9% des personnes interrogées, la Suisse doit prendre "un rôle de premier plan" dans l'engagement humanitaire face à la crise actuelle des réfugiés. Et seulement 39,6% des sondés pensent que la Suisse ne devrait accueillir que des personnes qualifiées.

Prospérité menacée

Ils ne sont en revanche plus que 26,5% à accepter que la Suisse accueille 40'000 réfugiés par année - le Conseil fédéral prévoit environ 30'000 demandes d'asile en 2015 et 2016. Dans le même esprit de rejet, deux tiers des personnes interrogées pensent que recevoir trop de réfugiés va faire baisser la prospérité en Suisse et 44,6% veulent une fermeture temporaire des frontières.

Selon le sociologue à l'Université de Bâle Ueli Mäder qui a accompagné le projet, "les réponses reflètent le débat actuel sur l'asile en Suisse".

L'enquête a également posé la question de l'adhésion de la Suisse à l'Union européenne. Là, le non s'impose comme un couperet, par 85,8%. Les sondés ont une image négative du voisin européen. Plus d'un tiers pense même que l'UE va bientôt se désintégrer.

Etat d'esprit en Suisse

Le sondage aborde bien d'autres domaines comme le fédéralisme et le poids des cantons, la question linguistique, les mythes fondateurs de la Suisse et les préoccupations des citoyens. Ses résultats seront publiés le 2 septembre sur le site www.pointdesuisse.ch.

Cette enquête fait partie d'un projet dénommé Point de Suisse. Mêlant questions sérieuses et ludiques, elle interroge les habitants à la veille des élections fédérales et vise à tirer un portrait de l'état d'esprit actuel en Suisse. Elle est conçue par le duo artiste Com&Com et des sociologues et des ethnologues de l’Université de Bâle.

En septembre, un nouveau sondage sera lancé cette fois sur internet avec les mêmes questions. Un très large public est invité à répondre aux questions et à se comparer aux résultats du sondage mené selon les critères scientifiques, a indiqué Susi Schildknecht, chargée de presse pour ce projet.

ATS