Toute l'actu en bref

Le gouvernement valaisan déplore la volonté de la Poste de supprimer 22 des 65 offices postaux du canton. Mais les discussions ont permis de conserver 43 offices jusqu'en 2020 au moins, au lieu de 25 initialement prévus par la Poste (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

La suppression de 22 offices postaux en Valais mécontente le gouvernement cantonal. Le conseil d'Etat exige une solution de remplacement satisfaisante.

Les discussions entre le gouvernement cantonal et la Poste ont permis de freiner les intentions postales. Sur les 65 offices postaux du canton, la Poste ne voulait en conserver que 25. Le gouvernement cantonal a demandé à l'entreprise de revoir sa position. La Poste s'est engagée à conserver 43 offices jusqu'en 2020 au moins, communique-t-elle mardi.

Un examen minutieux de 22 autres filiales sera mené au cas par cas, annonce La Poste. Dans six localités, des solutions ont été trouvées et seront mises en oeuvre dans les prochaines semaines. L'entreprise annonce aussi, dans une prochaine étape, la création de 11 points d'accès supplémentaires.

Prendre en compte la topographie

Le gouvernement valaisan déplore les suppressions annoncées. "Les conditions topographiques valaisannes doivent être prises en compte pour continuer à assurer l'accès de chacun aux services postaux", écrit-il mardi. Le Conseil d'Etat veut que les intérêts économiques et touristiques en région de montagne soient mieux pris en compte.

Le gouvernement valaisan demande aussi à La Poste d'éviter tout licenciement. Il attend encore de l'entreprise qu'elle prenne en compte les récentes décisions du parlement fédéral concernant l'avenir du réseau postal et qu'elle se conforme aux décisions politiques qui seront prises.

Appel au boycott

Le Conseil National a adopté fin mai une motion rendant impossible, selon le syndicat des médias et de la communication syndicom, les projets de fermeture actuels. "Il semble que la direction de la Poste ignore cette décision", écrit mardi le syndicat.

Syndicom appelle à un boycott du processus de fermeture. Les cantons et communes ont tout intérêt à s'opposer au démantèlement. Le syndicat estime que les discussions ne devront être poursuivies qu'une fois la loi sur la poste révisée.

ATS

 Toute l'actu en bref