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Les délégués réunis dans la cité de Calvin doivent notamment se pencher sur l'absence d'un mécanisme de négociation collective pour les employés de l'ONU.

KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

(sda-ats)

Les syndicats mondiaux des services publics veulent davantage de protection pour les fonctionnaires internationaux de l'ONU. Réunis à Genève, ils doivent aussi aborder l'accès des migrants aux services publics ou la lutte contre la violence faite aux femmes.

Au total, plus de 40 résolutions seront soumises au vote lors de ce 30e Congrès de l'Internationale des services publics (ISP), organisation établie près de Genève. Une rencontre qui a lieu tous les cinq ans. Les participants devront notamment adopter un plan d'action de 2018 à 2022. Celui-ci doit porter sur le renforcement des syndicats, la lutte contre les discriminations, les injustices et les inégalités ou encore le rejet des privatisations.

Après la cérémonie d'ouverture lundi soir en présence notamment du président du gouvernement genevois François Longchamp et du maire de Genève Rémy Pagani, les travaux ont débuté mardi. "Bienvenue à Genève, la ville libre de TiSA", l'accord sur le commerce des services, dont les négociations sont bloquées, a lancé la secrétaire générale de l'ISP Rosa Pavanelli.

Elle a souligné les efforts de l'organisation contre les grands accords de libre-échange régionaux actuellement en discussion et pour la justice fiscale. Elle a dénoncé les privatisations, les externalisations ou les partenariats entre public et privé, notamment dans des secteurs comme l'eau et l'énergie.

Droits syndicaux attaqués

Elle a aussi visé la droite "xénophobe et libérale" qui veut, selon elle, étendre les inégalités. Partout, "les gouvernements sont toujours plus nombreux à attaquer" les libertés fondamentales et les droits syndicaux, a-t-elle dit.

Les délégués doivent notamment se pencher sur l'absence d'un mécanisme de négociation collective pour les employés de l'ONU. Ils sont inquiets de la récente polémique sur la baisse de salaire des fonctionnaires internationaux à Genève.

Après des menaces de coupes de près de 8% des rémunérations, la mobilisation de ces personnes et de chefs d'agences onusiennes avait payé. Les réductions de salaire devraient atteindre finalement de 1 à 3% en 2018 pour les 5400 personnes concernées.

Dans le projet de résolution, les syndicats réunis par l'ISP souhaitent notamment une procédure d'appel au sein du tribunal administratif de l'Organisation internationale du travail (OIT). Une manifestation est également prévue mercredi après-midi sur la Place des Nations.

Affaire Weinstein

Parmi les autres thématiques figurent notamment la consolidation du syndicalisme, l'amélioration de l'accès des migrants aux services publics, la réponse aux désastres naturels grâce au renforcement de ces prestations publiques ou encore la protection des LGBTI. Après l'affaire Harvey Weinstein, les hommes qui participent à la réunion doivent s'engager vendredi à mettre un terme à la violence contre les femmes.

L'ISP, lancée en 1907, rassemble au total plus de 20 millions de travailleurs des services publics de 154 pays et territoires, dont deux tiers de femmes. Près de 800 délégués de centaines de syndicats participent à la réunion à Genève. Côté suisse, le syndicat des services publics (SSP) est représenté par sa présidente Katharina Prelicz-Huber. L'objectif d'une parité n'est pas atteint avec un peu plus d'un tiers de femmes. Mais ce chiffre est en hausse de 2,5%.

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ATS