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Lucerne cherche à revaloriser l'accrochage du pont de la Chapelle 25 ans après l'incendie qui a détruit une partie des tableaux triangulaires datant du 17e siècle (archives).

KEYSTONE/URS FLUEELER

(sda-ats)

Il y a 25 ans, le pont de la Chapelle brûlait à Lucerne dans la nuit du 17 au 18 août. Depuis, le monument en bois reconstruit n'a toujours pas retrouvé la totalité de ses peintures détruites par les flammes. La ville prévoit d'y revaloriser l'accrochage.

En ce mercredi d'août 1993, l'alerte a été lancée à 00h50. L'incendie s'est déclaré dans un des bateaux alors amarrés sous le pont. Les flammes se sont rapidement étendues à une douzaine d'autres embarcations puis à l'édifice couvert, long de 205 mètres, bâti en 1365.

Si les quelque 160 pompiers déployés ont pu sauver les têtes de pont et d'importants tronçons aux deux extrémités de l'ouvrage, le mal était fait. Plus des deux tiers du plus vieux pont de bois d'Europe étaient partis en fumée, à l'exception des murs de soutènement. Le château d'eau était intact.

Choc et reconstruction

Au lendemain de l'incendie, des milliers d'habitants de Lucerne sont restés stupéfaits en découvrant les ruines. Les images du sinistre ont fait le tour du monde. Inconcevable sans son pont de la Chapelle, la ville de Lucerne prend aussitôt la décision de le rebâtir.

Huit mois plus tard, le passage piétonnier sur la Reuss, ancienne fortification reconstruite à plusieurs reprises depuis le 14e siècle, est inauguré en grande pompe. Les travaux ont coûté 3,4 millions de francs, dont 567'000 francs financés par la ville. Le reste provient des remboursements d'assurances, de dons et du produit d'un timbre spécial.

Depuis, le bois neuf a pris une belle patine, d'innombrables piétons ont emprunté le monument. Interdiction de fumer, détecteurs de fumée et de chaleur, les mesures sont nombreuses afin d'éviter un nouveau drame. Voici 25 ans, un mégot de cigarette aurait été à l'origine des flammes.

Question politique

Reste que nombre des 111 tableaux triangulaires qui ornaient les pignons du pont depuis le 17e siècle n'ont toujours pas été remplacés. Aujourd'hui, 63 tableaux y sont accrochés - 30 originaux intacts, sept endommagés par le feu et 26 tableaux en réserve provenant d'une partie du pont démolie en 1835.

Ces oeuvres évoquent le martyre de saint Léger, patron de Lucerne, ainsi que des scènes de l'histoire de la cité et de la Suisse. Selon les autorités, les vides laissés intentionnellement sont censés marquer la perte culturelle causée par l'incendie. Mais ce choix n'est pas du goût de tous.

Des initiatives politiques exigeant que des copies existantes des tableaux détruits viennent compléter la série ont échoué par le passé. Ces copies, produites en 2008 au frais d'un avocat lucernois, qui a déboursé 2 millions de francs de sa poche, n'ont pas été jugées à la hauteur du monument.

Livre d'images

Le pont de la Chapelle se trouve sous la protection de la Confédération depuis plus d'un siècle. Les options d'accrochage sont donc limitées. Le conseil municipal lucernois souhaite toutefois élargir sa marge de manoeuvre. Si les copies restent taboues, les élus se sont récemment prononcés en faveur de l'art contemporain. Pour eux, le pont doit redevenir un "livre d'images".

La révision de l'accrochage fait partie d'un grand projet de la ville de Lucerne, qui mettra encore davantage en valeur le monument. L'éclairage, tant extérieur qu'intérieur, sera amélioré. En outre, une app est prévue afin de documenter les fameuses peintures. Elle contiendra aussi des informations sur l'autre pont historique de Lucerne, le "Spreuerbrücke".

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ATS