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Stabio est une des 49 communes du canton, sur les 155, à déjà connaître la taxe au sac.

KEYSTONE/DAVIDE AGOSTA

(sda-ats)

Les communes genevoises resteront les seules de Suisse à ignorer la taxe au sac. Dimanche les citoyens tessinois ont décidé à près de 58,2% de généraliser à toutes les communes du canton ce système qui n'existe que dans moins de la moitié d'entre elles.

La loi modifiée introduit la taxe au sac, de même qu'une taxe de base qui sera perçue par chaque commune du canton. Le projet cher au conseiller d'Etat léguiste Claudio Zali, combattu dans ses propres rangs, a recueilli 53'454 oui contre 38'426 non. La participation a atteint 41,71%.

Le Tessin est un des derniers cantons à ne pas appliquer la taxe sur les sacs-poubelle de façon systématique. Mais tous les habitants mettent la main au porte-monnaie, d'une manière ou d'une autre, pour le traitement des déchets. Les autorités ont estimé qu'une solution uniforme s'imposait.

Système unifié

Actuellement, 49 communes tessinoises sur 115, qui réunissent 50% de la population, prélèvent une taxe au sac et un forfait annuel. Le gouvernement souligne que tous les Tessinois payent déjà pour la collecte et le traitement des ordures; il ne s'agit pas d'instaurer une nouvelle taxe, mais d'unifier le système.

Ainsi, un sac-poubelle de 35 litres devrait coûter dans toutes les communes entre 1,10 et 1.30 francs. Parallèlement, le forfait annuel sera réduit, par exemple à Locarno de 201 à 100 francs.

Une solution homogène a l'avantage de mettre un terme au tourisme des déchets. Il s'est en effet avéré que des habitants peu scrupuleux se débarrassent de leurs déchets dans des communes qui n'appliquent pas la taxe au sac. En combattant, en vain, la taxe, la Lega critiquait notamment le fait que les quelque 60'000 frontaliers ne passent pas à la caisse alors qu'ils génèrent aussi des déchets.

La taxe au sac a vu le jour en Suisse en 1975 déjà, St-Gall étant la première commune à l'introduire, sans attendre la législation fédérale. Elle deviendra obligatoire dans le Valais romand dès le 1er janvier 2018. Une fois la décision tessinoise du jour entrée en force, seul Genève tournera encore le dos à un tel système.

ATS

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