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Les premiers essais en vol réalisés en Suède par l'armée suisse sur le prototype du futur Gripen n'ont rien révélé de surprenant, selon Ueli Maurer. Le conseiller fédéral a rejeté lundi les informations de la presse dominicale faisant état de lacunes et s'est agacé de ces fuites.

Durant les trois jours de tests qui se sont déroulés début mai à Linköping, il ne s'est rien passé que la Suisse n'avait pas prévu ou ne savait pas, a assuré Ueli Maurer devant les médias réunis à la caserne de Jassbach, au-dessus de Thoune (BE). Les forces aériennes et Armasuisse ont effectué quatre vols d'environ une heure avec un prototype appelé "Gripen F Demonstrator".

"Mes experts me disent que tout fonctionne comme prévu", a ajouté le chef du Département fédéral de la défense (DDPS). Il a précisé que les tests vont encore se poursuivre durant plusieurs années.

Des améliorations pourront intervenir jusqu'en 2018, date de livraison du premier avion de combat par le constructeur suédois Saab. Mais "nous sommes en bonne voie", a estimé le ministre.

"Soit le Gripen, soit rien"

Les principales modifications ont été apportées par rapport à la précédente version du Gripen, a affirmé Ueli Maurer sans toutefois préciser leur nombre. La presse dominicale a rapporté ce week-end que seules 7 des 98 retouches souhaitées par la Suisse avaient été installées.

Dans un communiqué, Saab a également démenti lundi ces informations. Ces améliorations sont "à quelques exceptions près, soit déjà complètement intégrées, soit tout au moins testées en vol et en rapide voie de développement", écrit le groupe.

Le ministre a exprimé son agacement face à ces fuites et aux commentaires critiques d'un responsable d'Armasuisse dans les journaux dominicaux. "Ça me dérange et je lui ai dit qu'il devait s'adresser à moi et non aux médias".

Pour éviter les indiscrétions concernant les Gripen, le DDPS va restreindre le cercle des personnes qui ont accès aux informations. Mais selon M. Maurer, les détracteurs des avions de combat suédois au sein de l'armée ne sont pas si nombreux.

Le chef du DDPS leur répond que "c'est soit le Gripen, soit rien du tout, car nous n'avons pas l'argent pour davantage". Et de répéter qu'il est persuadé que le jet suédois est un bon choix.

ATS