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Bordeaux n'est plus qu'à deux heures de rail de Paris (photo symbolique)

KEYSTONE/AP/CLAUDE PARIS

(sda-ats)

Les deux nouvelles lignes TGV, qui relieront Paris à Bordeaux en 2h04 et à Rennes en 1h25, ont été inaugurées en grande pompe samedi en présence du président Emmanuel Macron. La mise en service commerciale est prévue à partir de dimanche.

Les TGV vont en Bretagne et en Aquitaine depuis près de 20 ans, mais en cours de trajet les lignes à grande vitesse s'interrompaient et les trains circulaient ensuite sur voie classique. La SNCF espère attirer sur ces lignes quatre millions de voyageurs supplémentaires d'ici 2019.

C'est la première fois que deux lignes à grande vitesse (LGV) sont inaugurées en même temps et ces liaisons étaient très attendues par les capitales bretonne et girondine.

Le train inaugural pour Bordeaux, le premier à partir de Paris, est arrivé à destination avec à son bord le président de la SNCF, Guillaume Pepy, les ministres de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et des Transports, Elisabeth Borne. Cette inauguration est l'"aboutissement de 20 ans d'efforts", a salué le maire de Bordeaux, Alain Juppé.

Priorité aux "transports du quotidien"

Le président Emmanuel Macron a quant à lui emprunté dans l'après-midi le TGV inaugural de la ligne Paris-Rennes. Il a salué dans le TGV un "succès technologique". Mais, a-t-il ajouté, "le rêve des cinq prochaines années ne doit pas être un nouveau grand projet comme celui-là".

"Le combat que je souhaite engager pour les années à venir, c'est celui des transports du quotidien, c'est celui de l'ensemble des mobilités prioritaires à mes yeux", a-t-il dit, ajoutant qu'il n'entendait pas "relancer de grands projets nouveaux mais s'engager à financer le renouvellement des infrastructures et les échelonner dans le temps".

Les élus du Sud-Ouest s'inquiètent pour le prolongement de la LGV vers Toulouse.

Le chef de l'Etat, qui s'est offert un bain de foule à la sortie de la gare rennaise, n'a pas fait d'allusion explicite dans son discours au projet controversé de construction d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, au sujet duquel une mission de médiation a été lancée début juin.

Une autre LGV doit être inaugurée cette année, le contournement Nîmes-Montpellier, à l'automne. La France comptera alors 2700 kilomètres de LGV.

ATS