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Il y a dans le monde près de 450'000 travailleurs humanitaires. A l'occasion de la journée mondiale pour l'aide humanitaire, politiciens et fonctionnaires de l'ONU ont rappelé les risques encourus quotidiennement par les personnes engagées sur le terrain.

"L'aide humanitaire est devenue tellement dangereuse que dans certaines circonstances nous ne pouvons plus aider là où cela est nécessaire, mais uniquement là où cela est possible", a déclaré mercredi Manuel Bessler, chef du Corps suisse d'aide humanitaire (CSA), à l'exposition de Milan.

Dans son discours d'ouverture, M. Bessler a rappelé les risques encourus par les travailleurs humanitaires: les organisations de l'ONU, de la Croix-Rouge et de nombreuses ONGs ont déjà perdu de nombreux collaborateurs. Les personnes engagées sont de plus en plus fréquemment la cible des fondamentalistes religieux.

Selon un rapport sur la sécurité destiné aux organisations humanitaires, 329 travailleurs humanitaires auraient été attaqués l'année dernière - 120 ont perdu la vie, 88 ont été blessés et 121 enlevés. En 2013, au moment où les conflits au Sud-Soudan et en Syrie ont atteint leur apogée, les pertes étaient encore plus élevées.

Respecter les Conventions de Genève

Manuel Bessler a appelé les Etats et les acteurs non-étatiques à respecter et à protéger les travailleurs humanitaires, comme le prescrivent les Conventions de Genève.

Quelque 350 personnes travaillent actuellement pour l'aide humanitaire suisse. Elles sont nombreuses à oeuvrer dans des conditions très difficiles, par exemple à Kaboul, Lugansk ou Bangui, a déclaré M. Bessler, qui représentait la Direction du développement et de la coopération (DDC) lors de l'Expo.

"La faim conduit les êtres humains au désespoir - et des êtres humains désespérés font des actes désespérés" a déclaré Barbara Noseworthy, du Programme alimentaire mondial (PAM). L'institution de l'ONU organise chaque jour l'acheminement de vivres pour plus de 80 millions de personnes dans le monde.

Actuellement, des populations au Mali, au Honduras, au Myanmar et en Haïti sont entre autres soutenues. La faim et la guerre sont souvent indissociables: 80% de l'aide humanitaire est apportée dans des zones en conflit, a précisé Barbara Noseworthy.

ATS