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La caserne des Vernets, située en plein centre de Genève, va être désaffectée à l'horizon 2015-2016 pour permettre de construire un nouveau quartier. L'armée disposera à la place de trois sites en périphérie du canton qui sont déjà dévolus à un usage militaire.

Un protocole d'accord sur cette future place d'armes a été signé jeudi à Genève par le conseiller fédéral Ueli Maurer et la conseillère d'Etat Isabel Rochat. La ministre genevoise a souligné l'importance pour le développement du canton de ce terrain de cinq hectares idéalement au coeur du projet Praille-Acacias-Vernets.

La parcelle libérée pourrait accueillir 6000 logements et des bâtiments universitaires, selon une étude de faisabilité commandée par la Fondation Hans Wilsdorf. La concrétisation de ce projet ambitieux n'a pas été commentée par Isabel Rochat.

Des regrets

Le maintien de l'armée au centre ville, qui remonte à 1958, ne se justifie plus d'un point de vue pratique, a relevé la cheffe du département de la sécurité (DSPE). Il y aura certainement des regrets de la part des militaires en sortie qui appréciaient la proximité des cafés et des restaurants, a-t-elle ajouté.

Pour le reste, les incessants déplacements de véhicules lourds entre les Vernets et Epeisses, un terrain situé à Avully, ne sont que perte de temps d'instruction, nuisances, coûts et congestion supplémentaire de la circulation genevoise, a ajouté Mme Rochat. Les coûts élevés d'une rénovation complète de la caserne proche de l'insalubrité (20 millions) ont aussi pesé dans la balance.

Un temps record

Le canton et la Confédération étudient ce projet depuis 2010. Un temps record pour aboutir à un accord, a relevé Ueli Maurer. Les travaux débutent tout de suite, pour une remise des nouveaux bâtiments à l'armée entre 2015 et 2016.

Côté finances, la conseillère d'Etat évoque un investissement total de 60 millions de francs déjà approuvé par le Grand Conseil. Les trois sites remodelés seront ensuite loués à la Confédération, comme c'est le cas pour 40% des casernes utilisées par l'armée, a précisé M. Maurer.

ATS