Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La privatisation d'une plage du sud de la France pour les vacances du roi d'Arabie saoudite continuait mardi de faire des vagues. La maire de la commune concernée a de nouveau fait interrompre des travaux réalisés sans permis.

La maire de Vallauris Golfe-Juan, Michelle Salucki, a également écrit une lettre de "protestation" au président François Hollande, soulignant l'importance du principe "d'égalité de tous devant la loi".

La famille royale saoudienne possède une propriété qui s'étire sur un kilomètre de littoral à Golfe Juan et surplombe la plage publique dite de la Mirandole. Le roi Salmane, 71 ans, doit s'y rendre en villégiature cette semaine. Pour assurer sa sécurité, les autorités locales ont prévu d'interdire l'accès au littoral le temps de ses vacances.

Respecter le droit

"J'entends bien les raisons de sécurité qui sont invoquées. Mais il faut que le droit soit respecté (...) On ne peut pas passer en force", a déclaré Mme Salucki.

Or l'entourage du roi a quelque peu anticipé les autorisations. La semaine dernière, la maire de Vallauris avait déjà dû intervenir parce que des ouvriers avaient commencé à installer une grille pour bloquer l'accès à la plage de la Mirandole.

Ascenseur pour rejoindre la plage

Mardi à 07H30, elle a constaté "qu'une grue déposait sur la plage des matériaux en vue d'aménager un élévateur ou un ascenseur reliant la villa à la plage" et que deux ouvertures avaient été réalisées sur la façade "sans permis modificatif et autorisation de travaux", a-t-elle expliqué.

"J'ai fait interrompre le chantier dans l'attente de cette autorisation", finalement donnée par les services de l'État en milieu de journée, a-t-elle dit.

Mme Salucki a exprimé son indignation dans un courrier au chef de l'Etat: "comment voulez-vous, après, que les plagistes sans droit ni titre de ma commune comprennent que l'État les empêche de travailler ou que, dans les quartiers difficiles dont j'ai la charge, la loi soit respectée?"

ATS