Les Vert'libéraux ont auditionné mardi Regula Rytz (Verts/BE) qui veut décrocher un siège au Conseil fédéral. Le PVL n'a pas encore dit s'il soutiendrait sa candidature le 11 décembre. Il arrêtera sa décision mardi prochain.

Regula Rytz a fait une bonne impression, elle est sérieuse et compétente, a expliqué la cheffe du groupe Tiana Moser (ZH) aux médias. Les discussions ont porté sur l'écologie, la politique européenne, la politique économique ou encore la retraite. La position des deux partis diverge sur l'âge de la retraite ou sur l'accord-cadre avec l'UE.

"Nous comprenons l'exigence des Verts. Mais écarter un conseiller fédéral en place doit se faire proprement", a-t-elle poursuivi. Le jeune groupe prendra le temps pour une réflexion sérieuse. Le parti rencontre mercredi le conseiller fédéral Ignazio Cassis pour un échange. "Mais il ne s'agit pas d'une audition." Le but est que les nouveaux parlementaires apprennent à le connaître.

Prendre ses responsabilités

Mme Rytz s'est réjouie de l'invitation, a-t-elle dit aux médias. La discussion a été ouverte et intéressante. Elle espère avoir convaincu le PVL qu'elle était prête à prendre ses responsabilités au sein du gouvernement. La candidate des Verts estime avoir prouvé au sein de l'exécutif de la ville de Berne sa capacité à respecter les décisions communes.

Interrogée sur ses chances, elle a rappelé qu'avec l'élection historique du 20 octobre, les Verts se trouvaient à la même hauteur que les partis gouvernementaux.

Le PS prévoit une audition la veille de l'élection du Conseil fédéral mardi prochain. Le président du parti, Christian Levrat, a déjà prévenu qu'il n'y a pas de motif d'attendre pour faire entrer les Verts au gouvernement.

Un siège PLR dans le viseur

La présidente des Verts a annoncé fin novembre qu'elle était prête à porter les ambitions écologistes au gouvernement. A la tête de son parti depuis 2012, la Bernoise de 57 ans est conseillère nationale depuis huit ans. Elle dispose d'une solide expérience gouvernementale acquise au sein de l'exécutif de la capitale.

Les Verts veulent dérober l'un des sièges du PLR, estimant que le parti est surreprésenté au gouvernement. Ils visent en particulier la place du Tessinois Ignazio Cassis. Selon eux, il est temps d'adapter la formule magique en confiant deux sièges aux deux partis les plus forts (UDC et PS) puis un siège aux trois forces qui arrivent ensuite (PLR, Verts et PDC).

L'UDC, le PLR et la majorité du PDC ne suivront pas. Ils prônent la stabilité et veulent réélire les ministres en place. Ils ont donc décidé de ne pas entendre Mme Rytz. Les Verts doivent d'abord prouver qu'ils sont capables de réunir des majorités parlementaires, puis populaires avant de prétendre à un siège au gouvernement, selon eux.

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