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Regula Rytz, présidente des Verts suisses, a vertement critiqué l'UDC samedi lors de l'assemblée des délégués à La Chaux-de-Fonds (NE).

KEYSTONE/CYRIL ZINGARO

(sda-ats)

La réunion des délégués des Verts samedi à La Chaux-de-Fonds (NE) s'est déroulée sous le signe de l'opposition à la politique populiste. Que ce soit en matière d'énergie ou d'immigration, ils sont décidés à contrer les manoeuvres de la droite dure.

La loi pour la mise en oeuvre de l'initiative sur l'immigration démontre "l'art populiste de slalomer", a relevé la présidente Regula Rytz, pour qui l'UDC s'enfonce désormais dans des "contradictions rocambolesques".

Pour les Verts, la libre circulation des personnes ne peut être acceptée par la population que si elle s'accompagne de mesures contre la sous-enchère salariale et les autres répercussions négatives des marchés du travail globalisés.

Pour le parti, le contre-projet à l'initiative Rasa doit inscrire le principe des mesures d'accompagnement dans la Constitution. L'initiative Rasa ("Sortons de l'impasse") vise à biffer l'article constitutionnel voté le 9 février 2014, mais le Conseil fédéral veut lui opposer un contre-projet.

En matière d'énergie, les Verts ne craignent pas le référendum de l'UDC contre la stratégie énergétique 2050. "La population et l'économie vont clairement refuser le rétropédalage de M. Rösti (ndlr. Albert Rösti, le président de l'UDC), lobbyiste des magnats du pétrole", a déclaré Mme Rytz. Les Verts sont en outre prêts à activer le référendum contre d'éventuelles envies de subventions de l'UDC pour le nucléaire.

Deux non et un oui

Le parti écologiste a par ailleurs adopté sans surprise ses mots d'ordre pour les votations fédérales du 12 février. Il recommande par 93 voix contre 6 de rejeter le Fonds pour les routes nationales et pour le trafic d'agglomération (FORTA).

Les voix contraires et les abstentions sont essentiellement venues des régions qui comptent sur le soutien de la Confédération pour des projets précis, relève le parti. Le financement des projets d'agglomération peut être assuré sans creuser un trou de 700 millions de francs dans les finances fédérales, ajoute-t-il.

Les délégués ont par ailleurs rejeté à l'unanimité la troisième réforme de l'imposition des entreprises (RIE III) et soutenu avec la même unanimité la naturalisation facilitée. Ils ont critiqué la campagne "totalement infondée" des milieux nationalistes sur ce dernier objet.

ATS

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