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Le maire de New York Bill de Blasio a immédiatement riposté aux menaces de l'administration Trump (archives)

KEYSTONE/FR58980 AP/HANS PENNINK

(sda-ats)

Le ministre américain de la justice Jeff Sessions a menacé lundi de priver de subventions fédérales les villes et Etats américains protégeant les immigrés en infraction avec la législation fédérale. Les villes de New York et Los Angeles ont immédiatement riposté.

"Ne pas expulser les étrangers condamnés pour des délits met en danger l'ensemble des communautés, en particulier les communautés d'immigrants dans les juridictions sanctuaires qui protègent les auteurs de délits", a déclaré Jeff Sessions lors d'un point-presse à la Maison-Blanche.

"Le mépris de la loi doit cesser", a-t-il martelé. Il a notamment cité le cas d'une femme de 32 ans tuée par balle il y a deux ans à San Francisco, son meurtrier étant un clandestin au lourd casier judiciaire qui avait été expulsé cinq fois des Etats-Unis.

Le procureur général de l'Etat de New York, Eric Schneiderman, a répliqué que son bureau continuerait d'"aider les gouvernements locaux à disposer des outils nécessaires pour protéger leurs communautés immigrées", qualifiant la politique de Donald Trump de "non américaine".

"En dépit de ce que l'Attorney General (ministre de la justice) a laissé entendre, la Constitution confère aux Etats, aux gouvernements locaux et aux agences de maintien de l'ordre une large autorité pour ne pas participer à l'application de la loi fédérale sur l'immigration", a poursuivi le procureur, qui est démocrate.

De Blasio sort de ses gonds

Dans la soirée, le maire de New York Bill de Blasio a aussi vigoureusement réagi: "Les dernières menaces du président Trump n'y changeront rien. Nous resterons une ville d'accueil des immigrés qui ont aidé à faire de notre ville la grande métropole la plus sûre du pays".

Le maire a promis de se "battre agressivement en justice" contre une "administration trop zélée, obsédée par la xénophobie et les divisions inutiles".

Les autorités de la ville de Los Angeles ont également vivement répliqué aux menaces de Jeff Sessions: "Les valeurs de Los Angeles ne sont pas à vendre, et il existe des protections constitutionnelles contre ce genre d'actions punitives et contre-productives", a répliqué son maire Eric Garcetti.

Plus de 200 villes concernées

Depuis l'investiture de Donald Trump le 20 janvier dernier, des dizaines de municipalités ou juridictions locales se sont déclarées villes sanctuaires pour les immigrés, parmi lesquelles également San Francisco, Chicago, Boston, Philadelphia, Seattle et Washington. Au total, plus de 200 villes et 300 juridictions locales revendiquent actuellement ce statut de sanctuaires.

La ville de San Francisco avait déjà déposé plainte à fin janvier contre le président Donald Trump, après la publication d'un décret annonçant des sanctions financières contre les villes sanctuaires. La ville de Miami avait au contraire décidé d'obtempérer et d'abandonner cette politique.

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ATS