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L'Union suisse des villes (UVS) a demandé vendredi au Conseil fédéral d'appliquer l'initiative contre l'immigration de masse tout en préservant les accords bilatéraux. Une nouvelle votation populaire serait envisageable, selon le président de l'association Kurt Fluri.

"Les conditions centrales nécessaires à la prospérité économique et à la capacité d'innovation sociale de nos villes sont l'ouverture, l'échange d'idées et les échanges entre cerveaux", a déclaré vendredi à Berne Kurt Fluri (PLR/SO) au cours d'une conférence de presse. Cet "esprit d'ouverture" est mis en péril par l'initiative.

L'UVS a tiré un bilan contrasté de la législature des chambres fédérales qui se termine à la fin du mois de novembre. L'association constate une évolution positive dans les domaines de l'aménagement du territoire et des transports.

Le maire de Lucerne Stefan Roth a relevé deux événements marquants: l'acceptation par le peuple du Financement et d'aménagement de l'infrastructure ferroviaire (FAIF) et la libération des crédits pour éliminer des goulets d'étranglement et pour les projets d'agglomération. L'UVS a également profité de la conférence de presse pour rappeler son soutien au futur fonds pour les routes nationales et le trafic d'agglomération (FORTA).

A l'inverse, la 3e réforme de l'imposition des entreprises a à nouveau été critiquée. "Le projet aura des conséquences directes et massives sur les recettes fiscales des villes et des communes", a répété le conseiller national soleurois.

A l'écart

Tenues à l'écart, villes et communes ne sont pas non plus mentionnées dans les mesures de compensation prévues par la Confédération pour les cantons, a précisé le président de l'association, qui demande que cette situation soit modifiée.

Une telle compensation serait d'autant plus adéquate que l'endettement des villes a tendance à augmenter, selon l'UVS. La Confédération a pu réduire ses dettes de 12 milliards et les cantons de 8,4 milliards entre 2003 et 2013.

Parallèlement, les 51 villes et chefs-lieux recensés par la statistique financière ont vu leurs dettes augmenter de près de 4,5 milliards. "Il est difficile de croire que la Confédération et les cantons ne diminuent pas leurs dettes au détriment des villes", a résumé M. Fluri.

Rayon fiscalité toujours, le Soleurois a estimé "hautement insatisfaisant et incompréhensible" qu'il n'y ait aucun représentant des associations communales dans le groupe de suivi mis en place pour le rapport sur l'efficacité de la péréquation financière (RPT). "Le RPT n'est pas une structure statique. Des reports de tâches et de charges ont lieu constamment. C'est pourquoi les villes et les communes doivent absolument rester des interlocutrices dans ce dossier", a jugé M. Fluri.

ATS