Navigation

Lettre ouverte au régime chinois pour une réforme politique

Ce contenu a été publié le 31 décembre 2012 - 07:57
(Keystone-ATS)

Un groupe d'éminents intellectuels chinois a publié lundi une véhémente lettre ouverte. Ils ont averti que le pays risquait une "révolution violente" si le gouvernement ne répondait pas à l'opinion publique et ne permettait pas des réformes politiques.

"Si les réformes dont a besoin de manière urgente la société chinoise (...) continuent de stagner sans progrès, la corruption officielle et le mécontentement grandiront (...) et la Chine loupera une fois de plus l'opportunité de réformer pacifiquement et tombera dans l'agitation et le chaos d'une révolution violente", écrivent les 73 signataires.

Le gouvernement, contrôlé depuis 1949 par le Parti communiste, doit encourager la démocratie et l'indépendance du système judiciaire et approfondir les réformes des marchés, ajoutent les intellectuels, parmi lesquels figurent des avocats et des spécialistes du droit retraités de grandes universités.

Demandes modérées

La lettre a circulé sur internet plus tôt dans le mois mais les articles de presse chinois en faisant mention ont été depuis retirés.

Pour He Weifang, professeur de droit à l'Université de Pékin et signataire de la lettre, qui s'est confié à Reuters, les demandes sont plutôt modérées. Mais c'est le moment de les faire, alors que Hu Jintao s'apprête à passer les rênes de l'Etat à Xi Jinping, qui lui a déjà succédé à la tête du parti en novembre.

Parmi les noms figurant sur la lettre, se trouve celui de Zhang Sizhi, avocat de la veuve de Mao Zedong, Jiang Qing, chef de la "Bande des quatre" au pouvoir durant la Révolution culturelle (1966-1976).

Lettre similaire en décembre

Soixante-cinq intellectuels, avocats et militants des droits de l'homme chinois ont signé une lettre similaire début décembre demandant aux hauts responsables du parti de rendre publics le montant de leurs actifs financiers, arguant que cela constituerait ainsi le moyen le plus fondamental de mettre fin à la corruption.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.