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Li Ka-shing était réputé pour afficher une propension à investir exactement au bon moment (archives).

KEYSTONE/AP/KIN CHEUNG

(sda-ats)

Li Ka-shing, l'homme le plus riche de Hong Kong, a finalement annoncé son départ vendredi, tournant la page à 89 ans d'une très longue carrière marquée par un sens aigu des affaires et une propension à investir exactement au bon moment.

M. Li a créé un empire tentaculaire qui s'étend dans une cinquantaine de pays, dans des secteurs allant du commerce de détail aux télécommunications, en passant par les services et les ports à conteneurs.

L'homme d'affaires, dont les sociétés principales sont CK Hutchison, CK Asset Holdings, CK Infrastructure Holdings et Power Assets Holdings, est devenu emblématique de l'ancienne colonie britannique revenue dans le giron de la Chine en 1997.

Les investisseurs de Hong Kong et d'Asie surveillaient de près les faits et gestes de celui qui a été surnommé "Superman" pour son sens des affaires. Ses décisions, qui donnaient le "la" aux marchés, étaient susceptibles d'affecter les prix de l'immobilier et des services dans le territoire semi-autonome.

M. Li est né dans la ville chinoise de Chaozhou en 1928. Sa famille a fui à Hong Kong pendant la guerre sino-japonaise. Il avait raconté en 2012 au magazine Forbes comment petit, sur les bancs de l'école, il entendait tomber les bombes.

C'est en 1950 qu'il a créé sa première affaire, une fabrique de fleurs en plastique baptisée Cheung Kong, nom cantonais du fleuve Yangtze, avec 8700 dollars.

Il a ensuite beaucoup investi dans l'immobilier, faisant fortune dans les années 1960, avant de multiplier les incursions dans de nombreux secteurs: distribution, télécoms, services...

Depuis longtemps, le magnat s'est aussi intéressé à l'étranger, investissant en particulier dans l'immobilier et l'énergie au Canada dans les années 1980.

Il avait lourdement investi en Chine dans les années 1990 mais s'était ensuite délesté de nombreux actifs immobiliers, ce qui avait été perçu comme une perte de confiance dans une économie chinoise qui ne connaissait plus des taux de croissance stratosphériques.

Les rails sont posés

Il a également cherché à rationaliser ses affaires hongkongaises. En novembre, CK Assets Holdings a vendu ses parts dans le gratte-ciel Center, l'un des joyaux du portefeuille immobilier hongkongais de M. Li, pour la somme record de 40,2 milliards de dollars hongkongais (4,8 milliards de francs). D'après les analystes, cette opération témoignait d'une volonté de se diversifier de l'immobilier vers les infrastructures et l'énergie.

Les sociétés de M. Li sont présentes entre autres au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande et au Portugal. D'après Forbes, ses sociétés emploient 310'000 personnes dans le monde. L'éloignement du continent chinois en a cependant courroucé certains en Chine.

"Il mérite le surnom de +Superman+ mais il n'est peut-être pas fait pour le rôle d'indicateur de l'avenir", écrivait en 2015 le Global Times, journal proche du Parti communiste chinois. "Les investissements de M. Li sont une goutte d'eau comparativement à la taille énorme de l'économie chinoise".

Il est au 23e rang des milliardaires mondiaux, à trois places du fondateur d'Alibaba Jack Ma et six places derrière Pony Ma, le patron du géant chinois de l'internet Tencent, d'après le classement 2018 du magazine Forbes. Il pèse 34,9 milliards de dollars (32,5 milliards de francs).

En 2015, il avait annoncé une vaste réorganisation de son empire perçue comme un préparatif pour un passage de témoin au bénéfice de son fils aîné Victor.

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ATS