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Libéré, Pierin Vincenz critique sa mise en détention préventive

Pierin Vincenz conteste les accusations portées à son encontre (archives).

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

Après 15 semaines de détention préventive, Pierin Vincenz est à nouveau libre depuis mardi. L'ancien directeur de la Raiffeisen a critiqué sa longue détention. La procédure pénale pour gestion déloyale menée contre lui se poursuit.

M. Vincenz est soupçonné de s'être enrichi personnellement lorsqu'il présidait la société de cartes de crédit Aduno, grâce à plusieurs acquisitions. L'enquête est "très avancée", a indiqué mercredi le Ministère public zurichois.

C'est la raison pour laquelle M. Vincenz a été libéré "sous plusieurs conditions", poursuit le Ministère public. Un associé de longue date de M. Vincenz, lui aussi membre du conseil d'administration d'Aduno, a également été libéré.

Selon les services du procureur, la procédure se poursuit à l'encontre de "tous les suspects". Outre M. Vincenz et son associé, "d'autres personnes de leur entourage professionnel" sont concernées.

Plainte d'Aduno

M. Vincenz et son associé ont été placés en détention préventive le 27 février. La mesure a été prolongée en mai, après que le Ministère public a découvert de nouvelles transactions incriminantes devant être examinées.

L'affaire a éclaté en décembre dernier quand Aduno a porté plainte contre son ancien président. Selon une expertise, M. Vincenz aurait gagné 1,7 million de francs en 2005 lors de l'acquisition d'une entreprise par Aduno, qu'il présidait alors.

Détention "inutile et démesurée"

Dans un communiqué publié mercredi, M. Vincenz, 62 ans, critique sa détention. Cette mesure était "inutile et sa longueur complètement démesurée", selon lui.

Les points thématiques de l'instruction remontent à plusieurs années et sont parfaitement documentés, explique-t-il dans la déclaration transmise par son agence de communication. "Je continue de contester les reproches qui me sont faits dans le cadre de la procédure pénale et je vais les combattre avec tous les moyens".

M. Vincenz a perdu plusieurs de ses mandats ces derniers mois, dont la présidence du fournisseur d'électricité grison Repower. Il avait quitté la présidence de l'assureur Helvetia fin 2017 déjà.

Dégât d'image pour Raiffeisen

Chez Raiffeisen, que M. Vincenz a dirigé de 1999 à 2015, et qui se voit confrontée à un dégât d'image, un examen de l'affaire est en cours. Le président du conseil d'administration Johannes Rüegg-Stürm a démissionné en mars pour préserver la crédibilité de la banque.

Autre tête tombée: celle de l'épouse de Pierin Vincenz, Nadja Ceregato, qui dirigeait le département juridique de la banque. L'actuel directeur Patrik Gisel, longtemps le bras droit de M. Vincenz, a été interrogé dans le cadre des poursuites pénales. Aucune procédure n'a été ouverte contre lui.

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