Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La presse suisse estime que l'activation de la clause de sauvegarde prévue dans l'accord de libre circulation avec l'UE aura peu d'effets pratiques sur l'immigration. Selon les médias, cette mesure a été prise surtout pour rassurer la population.

Les quotidiens "24 heures" et la "Tribune de Genève" relèvent qu'il fallait faire quelque chose pour une "question de crédibilité". Mais la mesure "tient de la gesticulation et n'atteindra sans doute pas sa cible". C'est auparavant que "la libre circulation nécessitait un meilleur contrôle pour rester acceptable", mais maintenant "c'est (...) l'inactivité du Conseil fédéral qui saute aux yeux".

Le "Quotidien Jurassien" estime aussi que la mesure "n'aura pas beaucoup d'effets pratiques". Si "elle vise à tranquilliser à bon compte la population", elle souligne aussi "qu'il y a bel et bien un problème". Ainsi, "en voulant couper l'herbe sous les pieds des nationalistes (...), le Conseil fédéral leur donne au contraire du grain à moudre".

Une mesure "purement cosmétique"

"Le temps" estime que cette mesure "est purement cosmétique". Mais, selon lui, le "Conseil fédéral n'a d'autre choix que de montrer à sa population qu'il prend au sérieux ses craintes et son exaspération". Car cette mauvaise humeur "menace de transformer en débâcle les prochains rendez-vous du Conseil fédéral avec le peuple" concernant la politique d'ouverture de la Suisse.

Les journaux alémaniques s'inquiètent de leur côté des conséquences qu'une telle décision aura sur les relations avec l'Europe. Ainsi, la "Südostschweiz" se demande par exemple "si, à long terme, le compte sera bon".

Le "Tagesanzeiger" prévoit aussi un amoindrissement de "la bonne volonté à l'égard d'une Suisse perçue toujours davantage comme récalcitrante". Pour le "St-Galler Tagblatt", le Conseil fédéral a estimé qu'il était si important de donner "ce signal au peuple" qu'il est prêt à "fâcher Bruxelles".

ATS