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La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a promis mardi à Tripoli le soutien de son pays aux autorités libyennes, alors que des combats avaient lieu à Syrte. Le Premier ministre de transition s'est lui dit sûr que Mouammar Kadhafi planifiait de reprendre le pouvoir grâce aux Touareg du Sud désertique.

Hillary Clinton a salué "la victoire de la Libye" lors d'une visite surprise à Tripoli, tout en soulignant qu'il était essentiel d'unifier les différentes milices du pays pour éviter tout risque de guerre civile. "Le futur vous appartient", a-t-elle déclaré. Cette visite d'un responsable américain de ce rang était la première depuis 2008.

"Les Etats-Unis étaient fiers de se tenir à vos côtés dans votre combat pour la liberté et continueront à le faire si vous continuez ce voyage, en respectant votre souveraineté et en honorant notre amitié", a dit Mme Clinton, en s'adressant au président du Conseil national de transition (CNT) Moustapha Abdeljalil et au Premier ministre Mahmoud Jibril.

Sa visite dans ce riche pays pétrolier d'Afrique du nord a fait suite à celles du président français Nicolas Sarkozy, des Premiers ministres britannique David Cameron et turc Recep Tayyip Erdogan, ainsi que de ministres britanniques, italiens et canadiens.

Retour de Kadhafi attendu

De son côté, M. Jibril a affirmé que le colonel Kadhafi, en fuite depuis la chute de son QG à Tripoli le 23 août, planifiait de reprendre le pouvoir grâce à l'aide des Touareg, dans un entretien au quotidien à capitaux saoudiens "Asharq al Awsat".

Selon lui, le colonel Kadhafi va soit "déstabiliser le nouveau régime en Libye, soit proclamer un Etat séparatiste dans le sud qu'il nommera ce qu'il voudra: 'les Touareg', le 'Sud', 'la Grande Afrique'".

Combats à Syrte

A Syrte (360 km à l'est de Tripoli), dont le CNT attend la chute pour proclamer la "libération totale" du pays, les combats ont redoublé d'intensité dans la matinée autour des deux quartiers toujours aux mains des pro-Kadhafi. Les combattants du CNT pilonnaient la zone à l'arme lourde, tandis que les pro-Kadhafi répliquaient à la mitrailleuse.

ATS