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Le vice-président du Conseil national de transition (CNT), Abdelhafidh Ghoga, a annoncé dimanche sur la chaîne qatarie Al-Jazira qu'il démissionnait, après des appels à son départ. Cette annonce intervient après la mise à sac samedi du siège du CNT par des manifestants.

"J'ai choisi de démissionner (...) dans l'intérêt de la nation", a déclaré M. Ghoga à la chaîne par téléphone. Des membres du CNT contactés par l'AFP ont indiqué ne pas être au courant de la démission de M. Ghoga, précisant toutefois que ce dernier n'avait pas participé aux réunions du CNT samedi et dimanche.

M. Ghoga a expliqué qu'il n'y avait plus le même consensus autour du CNT et qu'il ne voulait pas que le conflit autour de sa personne ait un "impact négatif" sur le Conseil. "L'important c'est de préserver le CNT", a-t-il ajouté.

M. Ghoga, qui est aussi le porte-parole du CNT, est régulièrement accusé par des manifestants qui réclament sa démission d'être un "opportuniste" et d'avoir fait partie du régime de Mouammar Kadhafi. Il avait été pris à partie et agressé jeudi à l'Université de Benghazi, où il était allé pour une cérémonie en l'honneur des martyrs de la révolution qui a renversé Kadhafi.

Manifestants à Benghazi

Le siège du Conseil national de transition (CNT) à Benghazi a été saccagé samedi par des manifestants en colère, qui assiégeaient le bâtiment depuis plusieurs heures, a indiqué à l'AFP un membre du CNT. Les protestataires, armés de pierres et de barres de fer, ont investi les lieux et ils ont par la suite saccagé les locaux, selon la même source.

Auparavant, des manifestants avaient jeté plusieurs grenades artisanales sur le siège du CNT sans faire de victimes, ont indiqué des témoins à l'AFP.

Par ailleurs, l'adoption de la loi qui régira l'élection d'une assemblée constituante en juin en Libye a été reportée à la semaine prochaine et le quota de 10% prévu pour les femmes devrait être abandonné, a indiqué dimanche un membre du CNT.

ATS