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Les autorités libyennes sont passées à l'action dimanche face aux milices armées, délogeant l'une d'elles à Tripoli, après leur décision d'en finir avec ces groupes qui font la loi dans le pays depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011. Les milices ont 48 heures pour évacuer leurs bases.

Le président de l'Assemblée nationale libyenne, Mohamed al-Megaryef, a annoncé samedi soir "la dissolution de toutes les brigades et formations armées qui ne sont pas sous la légitimité de l'Etat", au lendemain d'une sanglante rébellion des habitants de Benghazi, à l'est du pays, contre des miliciens islamistes.

L'armée a parallèlement fixé un ultimatum de 48 heures aux milices et groupes armés pour évacuer les casernes, les bâtiments publics et les propriétés des membres de l'ancien régime dans la capitale et ses environs.

Mais avant même l'expiration de l'ultimatum lundi soir, des troupes ont pris d'assaut dimanche matin le quartier général d'une milice qui occupait une installation de l'armée sur la route de l'aéroport de Tripoli.

Onze mois d'impuissance

Onze mois après la mort de Mouammar Kadhafi, le nouveau gouvernement peine à imposer son autorité sur une grande partie du territoire libyen, en raison de la présence de milices locales fortement armées.

Des centaines d'anciens rebelles ont occupé des installations stratégiques de l'Etat, ainsi que des propriétés des partisans et dirigeants de l'ancien régime. Certains ont ensuite intégré les services de l'Intérieur ou de la Défense, mais le nouveau pouvoir n'est jusqu'à présent pas parvenu à désarmer ceux restés indépendants.

Ansar al-Charia

Un soulèvement meurtrier des habitants de Benghazi s'est produit vendredi soir contre ces milices armées, dix jours après la mort de l'ambassadeur américain dans l'attaque de son consulat dans la grande ville de l'Est.

Vendredi soir, des centaines de manifestants sont parvenus à déloger le groupe salafiste d'Ansar al-Charia de la caserne qu'il occupait au centre-ville. Pointé du doigt par la population et plusieurs médias dans l'attaque du consulat, le groupe avait démenti toute implication.

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ATS