Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Les forces du nouveau pouvoir libyen contrôlent "totalement" Bani Walid, bastion de l'ex-dirigeant Mouammar Kadhafi, a annoncé un chef militaire lundi. Au même moment, des proches de dignitaires du régime déchu fuyaient le dernier carré loyaliste à Syrte.

A Bani Walid, les combattants tiraient en l'air lundi pour fêter leur avancée. Ils ont hissé le drapeau des nouvelles autorités sur plusieurs bâtiments et mosquées, a constaté un journaliste sur place.

Les hommes du Conseil national de transition (CNT) ont également pris possession de l'hôpital qui recommençait à fonctionner après qu'une équipe de la Croix-Rouge a apporté du matériel médical.

Aéroport aux mains du CNT

Après d'intenses combats lundi matin, les forces du nouveau pouvoir sont également parvenues à déloger les partisans de Mouammar Kadhafi de l'aéroport, au sud de la ville, selon un autre commandant. Celui-ci a fait état d'au moins deux pro-CNT tués et 70 blessés depuis dimanche soir.

Les forces du CNT, qui assiègent l'oasis de Bani Walid depuis plus d'un mois, avaient lancé dimanche une nouvelle offensive sur la ville. Les combats avaient été suspendus il y a une semaine pour mettre de l'ordre dans les rangs après de lourdes pertes dues à la désorganisation de leurs troupes face aux pro-Kadhafi retranchés dans la ville, estimés à 1500 hommes par le CNT.

Syrte dans le viseur

Les forces du CNT comptaient sur la chute de Syrte pour rassembler leurs forces sur le front de Bani Walid. Elles font toutefois face depuis une semaine à une résistance acharnée du dernier carré loyaliste dans cette ville-symbole.

La fuite de plusieurs proches de responsables du régime déchu a relancé l'espoir des combattants pro-CNT pour une prise rapide de Syrte, région d'origine de l'ancien dirigeant. Selon un chef sur place, le convoi ne comprenait pas de "gros poissons".

Le CNT attend la chute de Syrte pour proclamer la "libération totale" du pays et former un gouvernement chargé de gérer la transition.

ATS