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Des dizaines de Libyens de Benghazi, dans l'est du pays, ont célébré jeudi le premier anniversaire de la manifestation à l'origine de la révolte contre le régime de Mouammar Kadhafi. Ils ont pris part à une marche aux flambeaux.

Des proches des victimes du massacre de la prison d'Abou Slim de 1996 ont allumé une torche aux couleurs du nouveau drapeau libyen -rouge, noir et vert- et ont défilé dans les principales artères de la deuxième ville de Libye en scandant "Le sang des martyrs n'a pas coulé en vain".

Des dizaines d'habitants de Benghazi ont suivi la procession à bord de tous types de véhicules, pour certains en klaxonnant ou en criant des slogans révolutionnaires.

Conflit armé

Le 15 février 2011, une manifestation spontanée de proches des victimes d'Abou Slim devant le QG de la police, où était retenu leur avocat, Fathi Tarbel, aujourd'hui ministre de la Jeunesse et des Sports, a lancé la révolte avec deux jours d'avance.

Dans la foulée des mouvements en Tunisie et en Egypte, les militants libyens avaient en effet prévu une grande "journée de la colère" le 17 février, date reconnue officiellement dans le pays, même si aucune célébration n'est prévue au niveau national vendredi.

La révolte s'est transformée en conflit armé qui a fait des milliers de morts et abouti à la chute de M. Kadhafi fin août et à sa mort le 20 octobre.

"La justice a été rendue"

"Aujourd'hui, nous avons l'impression que justice a été rendue à tous ceux qui ont souffert à Abou Slim", la prison de Tripoli, explique Fatima Abdallah, 60 ans, dont le fils Jomaa est mort à 26 ans avec quelque 1000 autres détenus dans le massacre de 1996.

"Dieu a béni la Libye. Le dictateur est mort et justice nous a été rendue", insiste-t-elle, assise sur une chaise, un portrait de son fils sur les genoux.

Selon des défenseurs des droits de l'homme, les autorités libyennes de l'époque ont massacré les détenus, pour la plupart des opposants ou des critiques, parce qu'ils réclamaient des conditions de détention plus décentes.

ATS