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Le licenciement du chef de l'information de la police cantonale Jean-Marie Bornet a été évoqué au Grand Conseil valaisan jeudi après-midi.

KEYSTONE/OLIVIER MAIRE

(sda-ats)

Le licenciement de Jean-Marie Bornet était au coeur d'une interpellation urgente interpartis jeudi après-midi au Grand Conseil. Le gouvernement a réaffirmé ses griefs envers l'ex-porte-parole de la police cantonale et maintenu sa position.

Le président du gouvernement Jacques Melly a répondu à la série de questions contenue dans l'interpellation urgente portée par des députés PDC, PLR, UDC et de l'Alliance de gauche. Il a rappelé que le premier lieutenant Jean-Marie Bornet avait été licencié par le gouvernement pour avoir tenu des déclarations contraires à sa fonction, entraînant une rupture du rapport de confiance.

Jean-Marie Bornet a "violemment critiqué le Ministère public et a invité le public à des commentaires disqualifiant cette autorité. Il a tenu des propos choquants envers une juge pénale", a détaillé Jacques Melly.

Conseil d'Etat serein

Il est aussi reproché à Jean-Marie Bornet ses propos sur la réforme de la loi sur la circulation routière Via Sicura, qu'un chef de l'information et porte-parole de la police cantonale se devait de "défendre loyalement". Selon Jacques Melly, le Tribunal fédéral estime qu'un policier peut exercer une activité politique et la critique politique si elles ne sont pas préjudiciables à l'exercice de sa charge élevée.

"Le droit de recours est incontesté. Nous attendons les décisions de l'autorité judiciaire avec sérénité", a souligné Jacques Melly.

Pétition déposée

Jeudi matin, Sébastien Salamolard a remis à la Chancellerie d'Etat une pétition pour protester contre le licenciement de Jean-Marie Bornet. Il demande au gouvernement de revenir sur sa décision.

Elu socialiste au Conseil général de Martigny, il ne connaît pas personnellement Jean-Marie Bornet, mais a été choqué par son licenciement en avril dernier. "Je trouve normal qu'un candidat à une élection puisse exprimer librement ses opinions sans craindre des représailles. Ce licenciement est une punition disproportionnée plus qu'une sanction", a-t-il indiqué à l'ats.

1238 signatures

Lancée le 22 avril via internet, la pétition a récolté 1238 signatures. Elle demande la révocation de la décision du Conseil d'Etat et la réintégration de Jean-Marie Bornet à son poste ou à un autre.

Le chancelier d'Etat Philipp Spoerri a réceptionné la pétition sans faire de commentaire. Convié, le président du gouvernement Jacques Melly n'était pas présent.

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ATS