Toute l'actu en bref

Mue par une ferme volonté d'imposer sa loi pour affirmer qu'elle était bien redevenue une grande d'Europe, la Juventus a battu 3-0 le FC Barcelone en quart de finale aller de la Ligue des champions.

Le Barça aura donc besoin d'un nouveau miracle la semaine prochaine. Peut-être même un miracle encore plus prodigieux que celui qui lui a permis d'effectuer sa désormais célébrissime "remuntada" contre le PSG.

Car la Juve n'est pas Paris, c'est une très grande. Et sa défense (Lichtsteiner est demeuré sur le banc) est décidément ce qui se fait de mieux au monde.

Invaincue dans son Stadium depuis désormais 22 matches européens, invaincue cette saison en Ligue des champions, la Vieille Dame n'a concédé que deux buts dans cette C1, les deux sur balles arrêtées.

Ce succès est aussi celui d'un attaquant, Paulo Dybala qui, à 23 ans et pour son premier duel avec son compatriote Lionel Messi, a crevé l'écran. En toute simplicité, en toute pureté. Avec deux frappes aussi soudaines que mortelles, sur lesquelles ter Stegen n'y a vu que du feu (7e et 22e). Et avec le portier toute la trop fragile défense blaugrana.

Bien sûr, la Juve reste la Juve et son approche positive du jeu n'a pas totalement effacé l'entier des vestiges de son passé. Quand l'équipe d'Allegri tient son os, il est bien difficile de le lui faire lâcher. Surtout quand elle multiplie les fautes pour casser le rythme et couper les jambes adverses, le tout en devenant de plus en plus compacte et regroupée au fil des minutes.

L'usage de ces armes moins nobles ne doit cependant pas masquer une vérité: le Barça n'a jamais vraiment mis Buffon en danger, à part à la 21e, quand "Gigi" a sorti le grand jeu devant Iniesta. Le semblant de pression exercée par les Catalans dans la dernière demi-heure, après le 3-0 signé par Chiellini (55e), n'a pas été beaucoup plus convaincant (belle occasion quand même pour Suarez à la 69e). Mais il aurait dû être récompensé d'un penalty pour une faute de main de Chiellini à la 69e.

ATS

 Toute l'actu en bref