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Après un chiffre d’affaires bien enrobé en 2016, Lindt & Sprüngli a aussi vu grimper son bénéfice net de 10,2% sur un an à 419,8 millions de francs (archives).

KEYSTONE/WALTER BIERI

(sda-ats)

Lindt & Sprüngli a battu un nouveau record l’an passé. Après un chiffre d’affaires bien enrobé, le chocolatier zurichois a aussi vu grimper son bénéfice net de 10,2% sur un an à 419,8 millions de francs, dopé par un effet fiscal favorable.

Comme prévu, la rentabilité a bondi en raison d'un taux d'imposition plus bas, indique mardi le groupe de Kilchberg (ZH), qui depuis le 1er octobre n'est plus dirigé par son président exécutif Ernst Tanner. Après plus de vingt ans de double casquette, le Schaffhousois a remis à l'automne dernier la direction générale à l'ex-chef des finances Dieter Weisskopf.

A l'occasion de la publication en janvier de la performance commerciale, le chocolatier avait dit s'attendre à une hausse "disproportionnée" des profits. Le résultat d'exploitation avant intérêts et impôts (EBIT) a lui gagné 8,4% à 562,5 millions de francs, portant la marge correspondante à 14,4%, contre 14,2% en 2015.

Pour 2017, la direction escompte une progression des ventes en ligne avec celle de l'exercice écoulé, et une nouvelle amélioration de la marge. A plus long terme, elle confirme ses objectifs de croissance organique entre 6–8% combiné à une hausse de la marge opérationnelle de 20 à 40 points de base.

Ajustements chez Russell Stover

Comme déjà annoncé, les ventes annuelles se sont montées à 3,9 milliards de francs, en hausse de 6,8% d'un exercice à l'autre. Le contexte n'était pourtant pas facile, marqué par le prix élevé des fèves et du beurre de cacao, des marchés du chocolat stagnants - voire en déclin - et un climat de consommation morose, rappelle le confiseur.

Les effets de change ont contribué à hauteur de 0,8% à la progression, sur fond de dollar renforcé et de livre britannique affaiblie face au franc. La croissance organique, accélérée au 2e trimestre grâce aux promotions de Noël, ressort à 6%. Sans les ajustements stratégiques mis en oeuvre pour relancer la filiale américaine Russell Stover, acquise en 2014, elle aurait atteint 7,4%.

En Europe, le chocolatier affiche une croissance organique, en monnaies locales, de 7,4%, tirée par l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne. Dans la zone de l'ALENA (Etats-Unis, Canada et Mexique) la progression atteint 3,4%, malgré un affaiblissement régional du marché du chocolat pour la première fois depuis des années.

Dans le reste du monde, la croissance organique s'inscrit à 10,2%. La dynamique s'avère "impressionnante" au Japon et au Brésil, souligne le groupe. Quant au segment Global Retail, chapeautant les magasins en propre, il a présente une augmentation "à deux chiffres". Environ 60 boutiques et cafés à l'enseigne Lindt ont été ouverts l'an passé, totalisant désormais plus de 370 adresses.

ATS

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