Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'inscription du fado au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco a été accueilli ce week-end par des cris de joie à Lisbonne, dans le quartier de l'Alfama, berceau de ce chant devenu le symbole du Portugal. Pour les habitants, "cette décision redonne espoir".

Dès samedi, les Portugais ont été tenus en haleine par les médias qui ont régulièrement rendu compte de la réunion du comité de l'Unesco à Bali, en Indonésie. Sitôt la décision connue, les réactions officielles ont commencé à pleuvoir.

"Cette reconnaissance est une source de fierté pour tous les Portugais", a écrit le président de la République Anibal Cavaco Silva dans un message sur le site de la présidence. Il a rendu hommage aux "chanteurs, aux poètes, aux musiciens, aux compositeurs ayant contribué à faire du fado une mélodie universelle".

La décision de l'Unesco devrait permettre de poursuivre la sauvegarde de ce patrimoine par le biais d'un réseau d'archives et la protection de tous les lieux et objets liés à la perpétuation de cet art, a expliqué Sara Pereira, directrice du musée du Fado.

Joie à Lisbonne

"Vive le fado! C'est un jour important pour nous", explique une chanteuse, habitant dans le quartier de l'Alfama, cet endroit qui vit au rythme de ce "blues portugais". Pour l'occasion, elle a réuni ce week-end quelques amis fadistes autour d'une longue table dressée sur une petite place pavée de ce quartier, baignée par les rayons du soleil de l'automne.

"Vous voulez que je chante?", lance-t-elle, les yeux pétillants de joie. Elle n'hésite pas à entamer un fado que ses convives rythment en frappant dans leurs mains sous le regard amusé des habitants.

Plus loin, c'est au musée du fado, resté exceptionnellement ouvert dans la nuit de samedi à dimanche, dans l'attente de la décision de l'Unesco, que les amateurs de fado se sont donnés rendez-vous.

"Je suis venue dès que j'ai appris la décision", raconte une sexagénaire. "Je ne peux pas l'expliquer. Dès que j'entends des accords de guitare, mon corps tout entier vibre", confie-t-elle.

ATS