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Les boissons alcooliques ne devraient pas coûter plus cher, mais les magasins ne devraient plus en vendre entre 22 heures et 6 heures. Le Conseil fédéral a transmis au Parlement sa nouvelle loi sur l'alcool qui prévoit l'introduction d'un "régime de nuit".

Trop invasive selon l'économie, trop timorée selon les milieux de la prévention: le projet initial avait été chahuté en consultation. "La voie médiane retenue ne devrait donc pas être loin d'une solution acceptable pour le Parlement", a commenté vendredi devant la presse la ministre des finances Eveline Widmer-Schlumpf.

Exit l'idée d'augmenter les prix pour modérer la consommation. Une action ciblée aurait été juridiquement délicate et une hausse générale disproportionnée, a justifié la conseillère fédérale.

Contrôle social

En revanche, les détaillants devraient se voir interdire tout commerce d'alcool entre 22 heures à 6 heures. Les ventes à l'emporter et les livraisons à domicile seraient aussi concernées. Selon Mme Widmer-Schlumpf, c'est une chance pour les restaurants et les bars car ceux qui tiennent à boire la nuit devront s'y rendre et le contrôle social y est meilleur que dans les sous-terrains de gare.

Adaptée aux sorties de plus en plus tardives des jeunes, la limite de 22h00 pourrait être revue par le Parlement. Dès cette heure, les débits de boissons ne devraient plus être autorisés à faire d'offres spéciales de type "happy hours" ou boissons à volonté. Comme aujourd'hui, les offres d'appel sur les produits spiritueux resteraient totalement interdites.

Du sirop moins cher

Ce nouveau "régime de nuit" devrait mieux protéger les jeunes en réduisant le nombre de points de vente et retirant les offres aux prix les plus bas durant les heures de consommation les plus problématiques. Il devrait également réduire les nuisances liées à l'ivresse en terme de bruit, violence, accidents ou déchets sur la voie publique.

Bars et restaurants devraient par ailleurs proposer au moins trois boissons sans alcool moins chères que la boisson alcoolisée meilleur marché.

ATS