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"Il faut que la loi Travail soit retirée et que (le Premier ministre français Manuel) Valls s'en aille", a déclaré le co-fondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon (en photo) (archives).

KEYSTONE/EPA/GUILLAUME HORCAJUELO

(sda-ats)

Jean-Luc Mélenchon en appelle aux frondeurs du Parti socialiste pour faire échec au projet de loi sur la réforme du code du travail. Il les invite à voter une motion de censure même issue de la droite lors de son examen en seconde lecture au Parlement.

"Il faut que la loi Travail soit retirée et que (le Premier ministre Manuel) Valls s'en aille", dit le co-fondateur du Parti de gauche dans une interview au Journal du dimanche. "A quoi bon les deux mois de violences jusqu'à la prochaine motion de censure en juillet? Dans deux mois, Valls sera renversé."

Dans ce contexte, il déclare que les frondeurs du PS, qui ne sont pas parvenus, à deux voix près cette semaine, à déposer une motion de censure commune avec l'opposition de gauche, à être "conséquents." Cette motion de permettre de contrer le recours par le gouvernement à l'article 49-3 de la Constitution.

"Le texte revient en juillet devant l'Assemblée (...) Ils doivent être capables, en deux mois, de trouver les deux signatures qui manquent. Sinon, le bloc d'opposition de gauche, qui comprend 26 frondeurs PS, doit voter la prochaine motion de censure quel qu'en soit l'auteur", ajoute Jean-Luc Mélenchon.

Pour lui, la tentative de motion de censure instaure de fait l'existence d'une opposition de gauche au gouvernement. "Les frondeurs doivent maintenant assumer les conséquences de ce choix et faire équipe avec moi."

Violences condamnées

Il estime que la mobilisation sociale contre le projet de loi de la ministre du Travail Myriam El Khomri doit continuer. Il condamne toutefois les auteurs des violences qui ont marqué plusieurs manifestations.

"Ces gens servent nos adversaires. Ils rendent notre tâche plus difficile. Casser des vitrines, détruire des biens publics, jeter des pierres sur des policiers, cela n'a rien à voir avec notre lutte (...) A cause d'eux et de la façon disproportionnée dont est utilisée la police, les gens ont peur de venir manifester! Cela donne un prétexte extraordinaire pour ne plus parler que des violences et non du fond de la loi", souligne-t-il.

ATS